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N’Djamena, Tchad - Echo de la fête du 10 mars, Au collège d’Atron

Tchad


La fête du 10 mars devient déjà une tradition dans notre petite histoire d’Assomption du Tchad. Elle est une occasion pour rendre effective la méthodologie participative qui nous occupe tout au long de l’année, afin d’apprendre aux élèves à devenir actrices et autonomes dans le processus d’apprentissage.


Dès le matin, très tôt, le paysage monotone d’Atron, avec ses humbles constructions couleur sable et avec les toits de tôle, commence à s’animer avec de filles de toute taille venant à pied, à vélo de tous les horizons... toutes joyeuses pour notre "Journée portes ouvertes" si longuement préparée et attendue.
Plus d’un mois auparavant, les 232 élèves et l’équipe éducatrice, se sont mis au travail pour mettre les choses au point : stands académiques, culturels et artistiques, débats, sketchs, poésies, chants, danses, démonstrations... les équipes d’accueil, sacristie et protocole sous la direction d’un enseignant ou d’une sœur ; tout le monde a une petite ou grande responsabilité à exercer pendant ce jour d’action de grâces.


La fête du 10 mars est une occasion pour rendre effective la méthodologie participative qui nous occupe tout au long de l’année, afin d’apprendre aux élèves à devenir actrices et autonomes dans le processus d’apprentissage. L’accueil des invités -parents, religieux, prêtres, amis- est suivie de la visite des stands repartis sur tous les lieux possibles de l’Institut : cour, salles... et même à côté du grillage où les voisins curieux et leurs animaux (chiens, canards, chèvres...) participent aussi de la fête.


Une première manifestation culturelle a lieu dans la salle polyvalente, tellement les élèves ont de choses à présenter ! Les discours sur "Notre Mère Marie-Eugénie" se succèdent, hâtant ainsi le jour tant espéré de sa canonisation.
A 11h a commencé la messe, présidé par notre archevêque qui décrit si bien les traits fondamentaux de notre Fondatrice, et rappelle aux filles les "caractères trempés, droits, nets, dévoués, généreux" que les éducateurs veulent façonner en elles.
Cette année nous avons eu un repas communautaire : professeurs, quelques parents, curés et archevêque. Il a été amorcé par nos professeurs femmes, comme c’est la tradition, et nous avons goûté le prémices de notre enclos (chèvres) et de notre jardin potager. Les élèves à leur tour, mangent aussi ensemble. En effet, elles sont introduites à la vie communautaire par cette petite expérience de vie d’équipe quotidienne, où elles partagent le travail de nettoyage et un jour de repas hebdomadaire. Ces équipes s’organisent sous la responsabilité d’une "marraine", une fille aînée, et chaque équipe est conformée d’une dizaine d’élèves, toutes les classes et âges confondus. Au jour le jour, les choses ne sont pas toujours faciles entre ces filles si différentes en habitudes, ethnies, quartiers... mais à la longue, elles surmontent les difficultés et reconnaissent avec joie la chance de vivre concrètement le brassage et la cohabitation pacifique, si prônée dans notre chère terre du Tchad, secouée par tant de violences et discordes.
L’après midi les grandes manifestations culturelles trouvent sa place, avec la spécialité : une pièce présentée par la Troupe Théâtrale intitulée "La dot, entre la tradition et la modernité", issue de la réflexion critique des élèves face à cette tradition qui dégénère malheureusement en échange du marché. La remise de prix boucle le spectacle. Les élèves gagnantes des concours de lecture, poésie, culture, etc. reçoivent du collège un signe de reconnaissance qui stimule tout le monde à faire mieux dans l’avenir.
Avant de nous séparer, il faut mettre tout dans sa place et balayer : les équipes se mettent au travail pour y laisser le site intact ! Nous remercions Mère Marie-Eugénie et les premières sœurs, d’avoir conçu l’éducation Assomption, qui se fait expérience au Tchad. Les élèves perçoivent ce don comme une héritage précieuse et sont reconnaissantes de l’arrivée de l’Assomption au Tchad. Nous aussi, nous en sommes heureuses, car nous découvrons jour après jour que "notre Dieu a aimé cette terre", et que malgré la sécheresse apparente : généreuse, elle produit ses fruits.


Soeur Ana Senties
Directrice


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