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6e dimanche de Pâques - Sr Bénédicte Rollin

Année liturgique 2011-2012 [B]

Trois moments se dessinent :

  1. « Comme le Père m’a aimé ». Fixer les yeux de notre cœur sur cette relation éternelle, qui toujours dépassera notre intelligence et notre imagination, et que cependant Jésus lui-même nous invite à contempler. Ici on ne peut que faire silence et prier l’Esprit qu’il fasse résonner en nous ces mots d’amour : « Mon Fils bien-aimé »… « Abba »… Qu’il nous fasse entrer dans l’obéissance et l’écoute aimantes du Fils : « j’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père », « tout ce que j’ai appris de mon Père… ».
  2. « Moi aussi je vous ai aimés ». Ici il y a plus de matière concrète à évoquer et regarder. La suite du texte nous fait détailler les preuves d’amour du Christ à notre égard : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis », « je vous appelle amis », « je vous ai choisis ». Accueillir ce don d’un « grand amour » révélé par la Croix, cette amitié (quelle offre étonnante de la part de Dieu !), ce choix de prédilection, dans un émerveillement renouvelé. Laisser monter en nous un « pourquoi moi ? » reconnaissant. On peut aussi relire le court extrait de la 1ère Lettre de Jean qui est donné en 2ème lecture.
  3. « Demeurez dans mon amour ». Là, il y a des consignes : « Si vous êtes fidèles à mes commandements », « si vous faites ce que je vous commande », « que vous partiez et donniez du fruit ». Et puis, très explicitement : « ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres ». Il y donc a une invitation à se laisser entraîner par la dynamique de don gratuit et de confiance qui nous précède de toute éternité et qui nous est offerte à chacun personnellement, toujours à nouveau, là où nous en sommes aujourd’hui. L’invitation n’est pas aux sentiments, mais à l’obéissance, l’attitude filiale de Jésus, et aussi à des relations concrètes (« les uns les autres »). Dans ces relations quotidiennes peut se vivre l’amitié gratuite et fidèle qui reflète et fait exister dans le monde l’agapè trinitaire. La tension continuelle du cœur vers l’obéissance à Jésus et vers l’ouverture aux autres est ce qui nous fait « demeurer ». Le fruit que nous pouvons en attendre et que nous pouvons demander est la joie même de Jésus !
Sr Bénédicte Rollin,
Vilnius - Europe du Nord

 


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