5e dimanche de Pâques

Pâques

La première lecture raconte l’arrivée de Paul à Jérusalem après qu’il ait connu un retournement d’attitude à l’égard de la personne de Jésus. Comme les disciples ont quelques réticences à l’accueillir, Barnabé raconte ce qui est arrivé à Paul. Le récit de sa rencontre avec le Seigneur dévoile que c’est à partir d’une révélation que Paul se rend à Jérusalem pour défendre l’évangile. Il reçoit la grâce d’annoncer la Parole avec assurance. Au fond, Paul nous est présenté comme serviteur de la Bonne Nouvelle que Jésus est Fils de Dieu. Il prêche au nom du Seigneur : la puissance de sa prédication lui vient d’un Autre, le Ressuscité. Le Nom dit la présence de Jésus aux siens, dont les disciples ne sont que les médiateurs et les instruments.
D’emblée l’hostilité qu’il rencontre de la part des Juifs de langue grecque manifeste cependant que le serviteur de la parole n’aura pas un sort différent de celui de son maître.
Pour nous qu’il nous soit bon d’entendre que l’assurance est un fruit de l’Esprit qui rend capable d’audace, de résistance face à toutes formes d’intimidation et de menace. Elle rend fermes dans l’obéissance, fidèles à la suite de Jésus, y compris dans les épreuves.

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La deuxième lecture est une exhortation à la vérité de l’amour. La connaissance que le croyant possède de l’amour de Dieu en Jésus-Christ est appelé à s’exprimer extérieurement dans des actes de charité envers les frères. Le texte se réfère avec insistance au cœur de l’homme, ce lieu de la conscience morale où se délibère et se décide le chemin à prendre vers la vérité. C’est dans le cœur que se joue le choix d’être et d’agir à la manière de Dieu ; c’est le cœur que Dieu sonde et connaît.
Nous sommes donc invités à nous tourner vers l’intérieur de notre cœur et à discerner si notre cœur nous accuse ou s’il révèle notre consentement à la volonté divine.

Dans l’évangile Jésus se révèle : Je suis la vraie vigne. Dans l’Ancien Testament, la métaphore de la vigne sert à raconter l’histoire de la relation entre Dieu et son peuple (Is 5, 1-7, Jr 5, 10...). La vigne, c’est Israël dont Dieu, le vigneron, prend soin. Cette vigne ne porte pas toujours les fruits attendus. Dans l’évangile de Jean, l’image dépasse l’arrière-fond biblique : Jésus se présente lui-même comme la vigne véritable. Les sarments, qui sont les disciples du Christ, tiennent leur vigueur de lui. Jésus rétablit la possibilité d’une relation authentique avec le Père ; en lui il est possible de porter du fruit. Les sarments qui ne portent pas de fruit parce qu’ils ne demeurent pas sur la vigne se dessèchent ; ils ne sont alors plus bons qu’à être jetés. Autant dire que la qualité de notre relation au Christ n’est pas sans conséquences.
Adhérer à Jésus dans la foi et l’amour, s’attacher à lui, se laisser émonder par l’Esprit purificateur pour retrouver toujours plus la ressemblance à lui, voilà ce qu’est porter du fruit. Mystérieuse collusion de la volonté divine accomplissant son œuvre de transformation dans le cœur de l’homme et de la liberté humaine choisissant de sans cesse se convertir...

Sophie Ramond
Lübeck - Province de France

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