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3e dimanche de l’Avent - Sr Thérèse Agnès

Année liturgique 2015-2016 [C]

Réjouis-toi … Dieu danse pour toi avec des cris de joie !


Les lectures de ce troisième Dimanche de l’Avent évoquent la joie : ce qu’elle est, son origine, ses composantes, et la façon de la recevoir, ce qu’elle change dans nos vies.
La joie de Dieu et la joie de l’être humain se rejoignent et se « nourrissent » mutuellement ; notre joie fait la joie de Dieu ; la joie de Dieu est la racine de notre propre joie. Dieu « danse de joie », Dieu « exulte pour nous de joie ». Laissons-nous entraîner dans cette même allégresse, celle de Dieu.
« Pousse des cris de joie, une clameur d’allégresse … ». Pourquoi ? parce que le Seigneur t’a libéré de ton péché, de toute culpabilité : Abstulit Dominus iudicium tuum, le Seigneur t‘a donné l‘absolution (abstulit), il a enlevé le fardeau de ton épaule, de ton coeur, il a détourné ton ennemi, ce qui te ronge, ce qui te fait souffrir, ce dont tu as honte.
Tu n‘as plus de malheur à craindre. Tu ne dois entretenir, nourrir, aucun souci, aucun motif de tristesse.
La joie est une décision, elle est donnée à ceux qui ont le courage de l‘accueillir. La joie est un feu qui brûle nos retours sur nous mêmes et nos ressentiments. Elle nous décentre de nos intérêts propres, nous ouvre de larges horizons, si nous acceptons sa force. Elle produit la paix (“la Paix de Dieu qui surpasse toute intelligence“), la confiance et l‘action de grâce.
La joie ouvre notre coeur à la venue de l‘Emmanuel, qui est proche. Il nous faut nous décider à nous réjouir de la venue de Dieu en nous, dans le monde, dans nos sociétés. Cela peut demander un réel effort ! Tant de haine, de morts, d’exils, de pauvreté risquent d‘éteindre l‘Espérance en nous. Apprenons de Marie que “rien n‘est impossible à Dieu“.
La tradition s‘accorde à dire que quand Paul écrit aux Philippiens, il est en prison, ou du moins en proie à de sérieuses difficultés personnelles ou apostoliques. “Réjouissez vous sans cesse “ pourquoi ? parce que le Seigneur est proche.
Il nous invite à “présenter nos requêtes à Dieu“ ; c‘est dire que nous ne sommes pas exempts de soucis, mais nous refusons de les “entretenir“, de leur donner prise sur nous mêmes.

“Que nous faut-il donc faire ? “ et Jean-Baptiste de répondre “partagez ... n‘exigez pas plus que votre droit, contentez-vous de ce que vous avez “.
Laissez-vous renouveler par l‘Amour, entrez dans la danse initiée par Dieu, refusez de vous laisser noyer par des soucis réels, ou imaginaires, ou exagérés.
Mettons à profit les deux semaines qui nous préparent à Noël, ancrons nous davantage dans la prière et l‘action de grâce, avec Marie.


Sr Thérèse Agnès, ra
Philadelphie, États-Unis

 

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