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32e dimanche du temps ordinaire - Sr Thérèse Agnès

Année liturgique 2012-2013 [C]

Il n’est pas un Dieu de morts, mais de vivants …

En ce mois de Novembre, nous pensons davantage au mystère de la mort, la nôtre et celle de ceux que nous avons aimés : qu’en est-il d’eux ? qu’en sera-t-il de nous-mêmes ?

Nous partageons le Foi de l’Eglise en la Résurrection des morts ; nous croyons que la mort n’a pas le dernier mot. Cependant, nous ne savons rien du "comment" et parfois, il peut nous être difficile de rendre compte de notre foi, de trouver les mots qui traduisent notre Espérance et nous voudrions être mieux compris, comprises.

Avec l’Eglise, nous croyons en "la Résurrection de la chair" ; qu’est-ce à dire sinon que tout ce que nous sommes, tout ce qui nous constitue est traversé, transfiguré par la mort et Résurrection du Christ dès maintenant et pour toujours. Nous communions au "corps du Christ livré pour nous", sa "chair donnée pour la multitude" est notre nourriture.

Qu’en sera-t-il des liens crées par le mariage entre un homme et une femme, signe de l’amour du Christ pour son Eglise ? comment se retrouveront-ils ?

L’Evangile de ce Dimanche nous met en face d’une sorte de confrontation entre Jésus et un groupe de Sadducéens ; cet épisode est rapporté par les trois synoptiques.

Les Sadducéens "nient qu’il y ait une Résurrection" et pourtant, peut être même à cause de cela, ils cherchent à faire entrer Jésus dans une casuistique étroite.

Ils ne croient ni en la Résurrection des morts, ni à l’existence des anges ni en une vie après la mort parce qu’ils considèrent seulement la Loi écrite (les cinq premiers livres de la Bible) comme normative pour leur foi.

Ils s’appuient sur le livre du Deutéronome qui évoque la situation d’un homme tenu d’épouser la femme de son frère s’il meurt sans enfant. Mais, ils imaginent une femme ayant perdu sept maris dont aucun ne lui a donné un enfant, une sorte de conte de Barbe bleue vue du côté des hommes …

Est-ce un jeu, un piège que tendent les Sadducéens à Jésus ?

Jésus leur répond à partir d’autres textes tirés de la Torah elle-même, en reprenant la scène du "Buisson ardent" (Exode, 3, 2 - 6), où Dieu se révèle à Moïse comme étant le "Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob".

"Il n’est pas un Dieu de morts, mais de vivants ; tous en effet vivent de lui", ou par Lui.

Les derniers mots de la seconde lettre de Paul aux Thessaloniciens citée dans la liturgie fait écho aux paroles du Christ "que le Seigneur dirige vos cœurs vers l’amour de Dieu et la constance du Christ".

Il n’est pas le Dieu des morts, parce qu’en lui les morts n’existent plus en tant que tels. Ils sont en lui, partagent sa victoire sur la mort et sont vivants pour toujours, « "a mort sur eux n’a plus aucun pouvoir".

Prenons le temps de prier sur la Vie de Dieu en nous. Notre Foi en la Résurrection n’est pas seulement un dogme auquel nous adhérons, c’est une expérience aussi. Contemplons, en notre propre existence la puissance de la Vie en nous, puissance d’Amour. Il est le "Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob" et de chacun et chacune de nous.

Il nous "garde comme la prunelle de ses yeux, Il nous cache en lui". "Pour toujours, nous nous rassasierons de son image", comme le chante le psalmiste.

… Et Jésus reprend ensuite le Nom de Dieu que les Sadducéens employaient le plus souvent, par fidélité aux anciens : "le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob… Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants", car "Dieu n’a pas fait la mort, il a tout créé pour l’être" et pour la vie (Sg 1,13-14). Moïse et Elie, "apparus en gloire" au jour de la Transfiguration du Christ, en sont le plus bel exemple (Lc 9,28-36)… [DJF]

Thérèse Agnès, ra
Philadelphie, Etats-Unis


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