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30 avril 2008 : Homélie pour l’anniversaire de la Fondation

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Homélie du Père Hervé Stéphan, assomptionniste

« Mes brebis écoutent ma voix, je les connais, et elles me suivent. C’est le Père qui me les a données. »

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Sainte Marie-Eugénie au coeur de la liturgie
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Sr Maria-Cristina et des élèves japonaises chantent le graduel

Frères et sœurs, Amis à l’Assomption, c’était un soir d’avril de l’an 1839, deux jeunes femmes entrouvraient la porte du 15 rue Férou, près de Saint Sulpice, pour y commencer ce qui sera et qui est devenu l’Assomption. Et voilà pourquoi vous êtes rassemblés ici ce matin, en ce lieu, pour fêter cet anniversaire avec sainte Marie-Eugénie de Jésus.
Ce soir-là, les cloches de Paris sonnaient, à cette heure, pour inviter les chrétiens de Paris à célébrer, le lendemain, l’ouverture du mois de mai, le mois de Marie. Et ce jour là, l’Église avait fêté sainte Catherine de Sienne. Et tout naturellement, elle fut choisie comme patronne principale de l’Assomption, avant d’être, on peut le dire, découronnée par le calendrier, mais aussi par la récente canonisation de sainte Marie-Eugénie de Jésus.

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Procession des offrandes
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La liturgie eucharistique

- Que fut ce premier jour de la vie de l’Assomption ?
Ce fut le premier jour. Il n’y a pas de notes intimes de façon précise qui disent le calendrier, les heures de ce jour. Pas de programme écrit, mais l’essentiel, on le retrouve dans quelques souvenirs lointains, des partages, dans des récréations, et puis il y a deux ou trois conférences, des chapitres-anniversaires. En résumé, on peut dire, d’abord, pour Marie-Eugénie, ce n’est pas du tout raisonnable, ce qu’elles ont fait ! Deuxièmement, aucune d’entre nous, a-t-elle dit bien des fois, n’avait l’idée d’être fondateur, fondatrice. Enfin, ce qui est sûr aussi, ce qui est clair, ce jour là, et depuis ce jour là, « Tout est de Jésus-Christ, tout est à Jésus-Christ et tout doit être pour Jésus-Christ, dans notre vie. »

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Danse finale au terme de la messe par l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale
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Les retrouvailles avce les soeurs d’Ile de France sous l’oeil attentif de sainte Marie-Eugénie

- Et que fut ce 30 avril dans le coeur d’Eugénie Milleret et d’Anastasie Bévier ?
Elles avaient sans doute assisté à la messe, le matin, à Saint Sulpice. Elles avaient écouté, médité l’évangile du jour, celui que nous entendu et lu, hier, l’évangile de Béthanie. Cela convenait très bien pour ces deux jeunes femmes. L’Esprit Saint les a invitées, naturellement, à prendre la place des deux sœurs de Lazare, c’est-à-dire de Marthe et de Marie. Et Jésus entra, ce soir-là, dans leur maison, l’Assomption. L’une, disait l’évangile, faisait le service et l’autre, assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa Parole. Était-ce, ce soir-là, la place de Marie-Eugénie ? Oui, sans doute, mais à condition de nous souvenir que déjà, la passion la poussait à faire de la terre de l’Église, de l’humanité, un lieu de gloire pour Dieu.

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La fête, impromptue, au rythme du tam-tam !
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"C’est Dieu qui conduit tout..."

-  Que fut ce 30 avril pour nos deux sœurs ?
Que peut-elle être, pour l’Assomption présente, en ce jour, et dans son avenir, la source qui a jailli en ce premier jour de la rencontre de nos deux sœurs avec le Christ ? Retrouvons, essayons de la retrouver, coulant des évangiles, source vivante, coulante, chaque fois que le Christ demeure avec deux disciples, au commencement de leur histoire. Par exemple, quand Jésus surgit dans la vie des deux disciples de Jean Baptiste. Jean Baptiste voit et reconnaît Jésus. Il montre Jésus qui passe à ses deux disciples : « C’est le Seigneur ! » dit-il. Et les deux disciples le suivent. Jésus dit : « Que cherchez-vous ? » « Où demeures-tu ? » »Venez, et vous verrez. » Ils allèrent, dit l’évangile, et demeurèrent ce jour-là. Ce fut le premier jour, à la dixième heure. Leur premier jour. L’un d’entre eux s’appelait André, l’autre n’a pas de nom dans l’évangile, mais la tradition dit sans doute que c’est le nom du disciple que Jésus aimait. Et n’est-ce pas aussi le cœur de ce jour où Jésus demeura pour la première fois avec Anastasie et avec Eugénie, avec celles que nous pouvons, sans trop de difficultés, appeler celles que Jésus n’a cessé d’aimer, encore aujourd’hui sainte Marie-Eugénie, et chacune des sœurs de l’Assomption.

- Continuons notre recherche des premiers jours à travers les évangiles.
Nous ne pouvons évidemment pas échapper aux deux disciples d’Emmaüs. Il nous faut prendre avec eux la route avec Jésus. Le 30 avril, le Christ a décidé de marcher avec nos deux sœurs. Prendre la route avec elles, comme avec les disciples d’Emmaüs. Elles désirent, à force de l’écouter, demeurer avec lui : « Reste avec nous, Seigneur, il se fait tard ! » Et Christ aussi désire demeurer avec elles. Et commencent, en Assomption, les adorations eucharistiques. Leurs yeux s’ouvrent, le reconnaissent, et leur cœur se retrouve encore tout brûlant.

- Enfin, la dernière rencontre, qui est peut être la plus significative, une première rencontre de deux femmes, seules, avec Jésus. C’est le matin de Pâques, en l’évangile de saint Matthieu, au chapitre 20. Très tôt le matin, elles vont à la tombe, pour voir Jésus. Elles partent. Elles s’appellent, dit saint Matthieu, Marie de Magdala et l’autre Marie. Que s’est-il passé, ce matin-là ? Très tôt, une voix, une présence, une rencontre, une renaissance, une joie, une lumière : « N’ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus ? Il n’est pas ici, parmi les morts. Partez d’ici, vite, allez dire aux frères : il est vivant ! » Et elles partent vers le Cénacle. Habitée par la joie, elles courent ! Et alors, que se passe-t-il ? Voici que Jésus, lui-même, en route les arrête, vient à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue, n’ayez pas peur ! Allez annoncer aux disciples : il est vivant ! Allez en Galilée, c’est là que vous le verrez ! » Pleines de joie, elles courent vers la communauté du Cénacle. Et surprise, Jésus, lui-même, les a renvoyées. Il est vivant. Et c’est ce qu’elles ont fait, aussi, Marie-Eugénie et Anastasie, dans l’histoire de la congrégation. C’est ainsi qu’est née la première communauté, dès le premier jour, puis jour après jour. Il y avait là sainte Marie-Eugénie de Jésus, soeur Marie-Augustine, soeur Thérèse Emmanuel, soeur Marie Thérèse, soeur Marie Joseph et soeur Marie Gonzague. Les six premières, à l’Assomption, en chemin. Elle a commencé à vivre et à chanter, et à continuer de chanter toujours : « Il n’y a qu’une pierre qui est Jésus-Christ, et c’est sur cette pierre que nous sommes bâties. » Amen !

Père Hervé Stéphan, aa
Auteuil,
30 avril 2008

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