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2e dimanche de l’Avent - Sr Bénédicte Rollin

Avent - Noël

 

« Commencement de la Bonne Nouvelle »
 
Nous entendons aujourd’hui le tout début de l’Evangile de Marc qui nous accompagnera au long des dimanches de cette année. Marc est un évangile court et puissant, écrit pour provoquer ses lecteurs-auditeurs, pour susciter en eux un étonnement, un questionnement sur la personne de Jésus, pour débusquer les obstacles à la foi et pour inviter à devenir disciples de ce Jésus Messie, Fils de Dieu crucifié.
 
Observons ce Prologue :
"Commencement de la Bonne Nouvelle"… ces premiers mots sont un appel à se mettre en état de réception active : il y a une bonne nouvelle à entendre (qui de nous n’en a pas besoin ?) et il y a un commencement à repérer pour bien comprendre cette nouvelle.
 
Ce commencement est étrange : ici point d’ange, ni de rêves inspirés, ni de jeune fille enceinte… Mais des textes prophétiques du fond des âges font abruptement irruption sur la première page. Il est question d’un chemin tracé dans le désert pour quelqu’un qui n’est pas nommé - "toi", "ta route", mais la suite de la phrase précise "le Seigneur", "sa route". Donc le Seigneur Lui-même vient ! Bonne Nouvelle en effet… mais préparer Sa route implique immédiatement la conversion et le pardon des péchés. Il y a donc un changement à vivre. Et sans doute un désert à traverser, comme jadis pour le peuple libéré d’Egypte.
 
Puis suit l’apparition d’un prophète quelque peu hirsute, Jean, et d’une foule. La foule, réceptive, s’est mise en état de pénitence signifié par le baptême dans l’eau, et elle entend alors la suite de la Bonne Nouvelle, proclamée maintenant par Jean : Quelqu’un vient qui est plus puissant que le prophète. Quelqu’un qui va baptiser (plonger) dans l’Esprit !
 
Ici s’arrête notre texte, et bien que nous connaissions la suite – apparaît ensuite Jésus, puis Marc nous raconte la scène de son baptême – il nous est bon de rester en suspens comme le lectionnaire liturgique nous y invite. Selon une expression lituanienne imagée, nous restons "sur la glace"… c’est-à-dire en état d’instabilité, d’expectative et dans une certaine insécurité.
 
Dans cette situation un peu inconfortable, laissons-nous questionner et interpeller :
  • Suis-je en attente d’une Bonne Nouvelle ? Et si cette Nouvelle est déjà bien connue, alors ne serait-elle plus nouvelle pour moi, serait-elle quelque chose de rassis, de banal, du déjà-vu ? Comment me mettre en état de recevoir à nouveau l’inattendu- l’Inattendu de Dieu ?
  • Suis-je prêt à me mettre en route, à traverser un désert (serait-ce celui de mon quotidien) pour y trouver le chemin de Celui qui vient à moi ?
  • Suis-je si bien habitué à ma médiocrité que je n’y discerne plus le drame du péché ni l’urgence de la conversion ?
  • Que peut vouloir dire pour moi que Jésus vient me plonger dans l’Esprit Saint ? En ai-je le désir ?
 
Bon commencement à tous !
 
Sr Bénédicte Rollin, ra
Vilnius, Europe du Nord 

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