28e dimanche du temps ordinaire

Temps ordinaire (3)

- Le mot d’explication :

La noce, le festin sont deux images qui, dans la Bible, servent à décrire l’union entre Dieu et son peuple. Le Royaume de Dieu est comparable aux noces du fils du roi, auxquelles tous sont invités.
L’addition (propre à Mt) concernant la robe nuptiale (22, 11-14) constitue un avertissement pour les fidèles qui ne respecteraient pas les dispositions requises pour le Royaume. La parabole s’oriente ainsi vers le jugement de Dieu sur le comportement des invités : être invités au banquet, être appelés, n’implique pas automatiquement qu’on soit admis à y participer ; tout dépend de la façon dont chacun se situe personnellement face à l’appel.

- Méditation :

Après la parabole des vignerons homicides qui mettait en garde contre le meurtre du fils, la parabole du repas de noce introduit le thème du festin messianique annoncé par Isaïe. L’Evangile a déjà présenté Jésus comme l’époux de ces surprenantes noces (cf. Mt 9, 15). Le rapprochement entre le repas et le Royaume sera à nouveau évoqué par Jésus la veille de sa Passion, lors du dernier repas qu’il prend avec ses disciples.
Mais aujourd’hui déjà la noce est prête. Par deux fois, des serviteurs sont envoyés chercher les invités. Unanimement ceux-ci refusent une première fois. Ils ne perçoivent pas le don extraordinaire que constitue l’invitation à entrer dans le Royaume. La seconde fois, leur comportement manifeste, pour les uns, qu’ils tiennent l’invitation pour négligeable et lui préfèrent l’accomplissement des tâches quotidiennes, la sécurité de la routine, pour les autres un refus total qui les conduit au meurtre des serviteurs. Alors le verdict tombe : les invités n’étaient pas dignes. Ils n’auront pas part à la noce, tandis que des gens qui n’avaient pas été pressentis vont remplir la salle. Mais il en est un qui n’a pas revêtu l’habit de noce...
Ce dernier épisode constitue un avertissement pour les fidèles qui ne respecteraient pas les dispositions requises pour le Royaume. L’invité qui n’a pas revêtu l’habit de noce est là comme de passage, comme un étranger à la fête. On le chasse. La parabole s’oriente ainsi vers le jugement de Dieu sur le comportement des invités : être invités au banquet, être appelés, n’implique pas automatiquement qu’on soit admis à y participer ; tout dépend de la façon dont chacun se situe personnellement face à l’appel. La noce est prête : revêtons la tenue !
Nous sommes invités à célébrer dans l’action de grâce Dieu pour nous fait homme, mort pour nos péché et pour nous ouvrir l’accès à la vie divine. Aujourd’hui il nous faut accueillir ce don de Dieu, la grâce de notre salut et nous ouvrir à la joie, à la louange pour la gratuité de la vie divine, qui habite toute créature et peut la transformer. Au creux de notre quotidien, il nous faut accueillir le don de Dieu manifesté en son Fils.

- Que la prière d’Isaïe devienne alors louange sur nos lèvres : Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : car il nous a sauvés !

© Sr Sophie Ramond, r.a.

>> Cliquer pour l’introduction à l’Evangile de Matthieu

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