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27e dimanche du temps ordinaire - Sr Thérèse Agnès

Année liturgique 2013-2014 [A]

Pourquoi seulement des raisins sauvages ?

Le thème de la vigne est récurrent dans l’Écriture ; la vigne, le peuple choisi, aimé, chargé de dire aux nations la tendresse et le Salut de Dieu.

Ici, nous est présenté un chant d’amour. Le prophète Isaïe, en effet, rappelle l’amour de prédilection porté par Dieu à Israël et la façon dont Dieu a pris tendrement soin de son peuple « "sur un coteau fertile… il la bêcha, enleva les pierres… du raisin vermeil, une tour est bâtie, un pressoir" ; tout est prêt pour une bonne récolte, Dieu est plein d’espoir.

Il est difficile d’identifier les divers personnages : le narrateur "je", le poète, le prophète ; l’auditeur semble être un ami du narrateur, le protagoniste est aussi un ami du narrateur. Finalement, il apparaît que le narrateur est identifié au propriétaire de la vigne "soyez juges entre moi et ma vigne".

"Pourquoi" ? pourquoi l’amour déçu ? pourquoi alors que tout portait à l’abondance, la vigne ne donne-t-elle que "des raisins sauvages" ?

La page d’Évangile traduit la même déception de cet autre propriétaire de vigne.

Nous sommes à Jérusalem. Jésus a été acclamé par les foules, lors de son entrée Messianique à Jérusalem, il a chassé les marchands du temple et provoqué la colère des autorités.

La parabole qui précède celle de ce Dimanche évoque la réaction de deux fils envoyés par leur père pour travailler à sa vigne ; l’un refuse, se repent et va travailler ; l’autre accepte en paroles mais ne se rend pas à la vigne. Jésus interprète la parabole en assimilant les derniers aux scribes et aux Pharisiens qui se verront devancés par les publicains et les prostituées.

La parabole de ce dimanche poursuit cette même idée : personne n’est "propriétaire" du Salut apporté par Jésus, le Royaume se reçoit. C’est Dieu qui donne, qui fait de nous ses fils et ses filles.

Les mots de Jésus sont solennels : "Écoutez … n’avez-vous jamais lu ? …je vous le dis". En citant le Psaume 118, Il nous situe dans un contexte pascal.

A la grande surprise du père, le fils est tué. Dieu ne se résout pas à la dureté des hommes, la nôtre. Il espère, c’est comme s’il ne croyait pas que nous soyons capable de tuer l’héritier, "ils respecteront mon fils".

Un autre thème récurrent est celui de la fertilité, de l’abondance, du fruit porté. Jésus est la vigne et personne ne peut porter du fruit s’il n’est greffé en lui, la vigne.

Nous sommes ainsi invités à entendre et à accueillir la tendresse de Dieu et la confiance qu’il nous porte. Nous sommes "faits" pour porter du fruit.

Peut-être aussi devons-nous rappeler l’invitation de Paul "en tout besoin recourez à l’oraison et à la prière".

Nous sommes à Jérusalem. Jésus a été acclamé par les foules, lors de son entrée Messianique à Jérusalem, il a chassé les marchands du temple et provoqué la colère des autorités.

Sr Thérèse Agnès, ra
Philadelphie - États-Unis

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