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1er dimanche de l’Avent - Sr Bénédicte

Année liturgique 2015-2016 [C]

Jésus parle de sa venue

L’évangile de ce premier dimanche de l’Avent, traditionnellement est consacré à la parousie, c’est-à-dire à la venue du Christ en gloire. Avent signifie, en effet "VENUE" et non "attente de Noël" comme on le croit souvent.

Les premiers versets de ce passage (25-27) évoquent les effets de la venue glorieuse du Fils de l’Homme. D’abord sur le cosmos : empruntant une imagerie traditionnelle aux textes apocalyptiques contemporains, l’évangéliste suggère un affect sur le cosmos, évoquant le lien mystérieux qui existe entre l’histoire des hommes, le Salut à l’œuvre en elle et l’ensemble de l’univers créé, une pensée qui nous devient familière à l’heure de la crise écologique.
Ensuite il y a l’affect sur les hommes : la peur, la panique même, devant les signes avant coureurs de la Venue et devant le Fils de l’Homme lui-même.

Et puis le v. 28 indique la réaction qui convient aux disciples : "Redressez-vous et relevez la tête !" et Jésus donne la clef de compréhension qui ouvre à l’assurance et à l’espérance : "car votre délivrance est proche".

Suit une courte parabole (v. 29-33) qui est omise dans la lecture mais qu’il est bon de lire aussi. C’est celle du bourgeonnement du figuier et des autres arbres. L’image évoque immédiatement le printemps et ses promesses de vie : l’été est proche, comme l’est le Royaume.

Enfin des conseils : "veillez, priez en tout temps" et un avertissement sur tout ce qui peut émousser notre vigilance croyante (v. 34-36).

Ces enseignements s’adressent-ils seulement à ceux qui seront vivants au moment de la Parousie ? Il est sûr que non, d’autant que la première partie du discours apocalyptique de Jésus dans Lc parle clairement d’un évènement contemporain, la ruine de Jérusalem (qui eut lieu en 70). En fait, pour lui, les disciples sont invités à reconnaître la Venue du Sauveur Ressuscité tant dans le quotidien de leurs vies qu’à l’horizon de leur existence et de l’histoire humaine.

La "fin", est présente à chacun de nous et à chaque génération. De nombreux signes nous en sont donnés dans notre histoire personnelle et collective. À nous de choisir comment nous l’accueillons, comme une fin ou comme une venue, comme une catastrophe ou comme une bonne nouvelle, en tremblant de peur ou dans l’espérance ? Face aux aléa de notre histoire, nous laissons-nous aller au cynisme désabusé et au désespoir tranquille de la postmodernité, ou choisissons-nous de nous redresser et de relever la tête ?

Sr. Bénédicte Rollin ra.
Europe du Nord - Vilnius


 Lc 21,25…36

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