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1er dimanche de Carême - Sr Thérèse Agnès

Année liturgique 2016-2017 [A]

Comme des dieux ? ou Fils de Dieu ?


L’ange Gabriel l’avait annoncé à Marie : "L’Esprit saint viendra sur toi … c’est pourquoi l’enfant sera saint et sera appelé Fils de Dieu" (Luc 1, 35).


"Fils de Dieu", c’est ainsi que commence le défi lancé par Satan à Jésus conduit au désert par l’Esprit : "si tu es Fils de Dieu, ordonne… jette toi d’en bas du pinacle du temple…, adore moi".
Le même défi encore sera lancé à Jésus dans les heures qui précèdent sa mort la même tentation : "Si tu es Fils de Dieu, sauve-toi toi-même et descends de la Croix" Mt 27, 39.


Le récit de la tentation de nos premiers parents nous montre que l’objet profond de la tentation est de devenir comme des dieux : "Vous ne mourrez pas, dit Satan à Eve, mais Dieu sait que le jour où vous mangerez de ce fruit vous serez comme des dieux".


Que recouvre, pour nous aujourd’hui, la volonté de devenir comme des dieux ? Probablement le désir de gouverner nous-mêmes notre vie, de ne dépendre de personne, de décider par nous-mêmes ce qui est bon ou non pour nous ; une sorte de désir/volonté d’être libre de toute intervention extérieure qui déciderait pour nous ; en fait, d’assurer notre propre salut, ("sauve-toi toi-même").


Si nous revenons à l’Évangile et aux tentations auxquelles Jésus est soumis, il en va tout autrement. "Jésus fut conduit au désert pour être tenté par le diable", nous dit Matthieu ; le mot tenter, en latin, signifie : attaquer, sonder, mettre à l’épreuve, essayer de corrompre... C’est de cela qu’il s’agit : le diable a essayé de corrompre Jésus dans son être même de Fils de Dieu.


Dans les réponses qu’il apporte au diable, Jésus manifeste son abandon au Père. C’est Dieu le Père qui nourrit, ce n’est pas moi qui suis à la source de la nourriture ; c’est Dieu qui me donne le Royaume et le trône ; Jésus ne veut pas utiliser le réel pouvoir qu’il a à son propre service ou pour sa gloire personnelle. Jésus nous apprend ce que signifie être fils de Dieu.


Pendant le carême, nous jeûnons, nous prions davantage, nous partageons avec ceux qui sont dans le besoin, non pas pour devenir meilleurs, mais pour nous souvenir que nos dons, spirituels ou matériels nous viennent de Dieu et doivent être dépensés au service des autres.


Prions avec le psalmiste "Rends moi la joie d’être sauvé".
Bonne route vers Pâques !


Sr Thérèse Agnès, ra
Philadelphie, Etats-Unis

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