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17 et 18 juillet 2013 : Au service des plus vulnérables

RIAD2013 - Thaïlande

17 juillet

La première réalité, une intervention du Dr. Apichart Intravisit

sur les réalités socio-économiques du pays. Il nous a retracés en quelques dates l’histoire de la Thaïlande, de l’âge de bronze à l’entrée dans la communauté économique de l’ASEAN pour 2015, en passant par les conflits entre les chemises rouges (pour la démocratie) et les chemises jaunes (couleur de la famille royale). Nous en avions déjà fait l’expérience, la place du roi dans la société est primordiale pour qui veut découvrir la Thaïlande. Sa photo est partout (chaque pièce, dans la rue, etc.). C’est lui qui fait l’unité des différentes ethnies présentes dans le pays.

La deuxième réalité, la migration en Thaïlande.

A travers une présentation détaillée, le père Doroteo Reyes, OMI, nous a expliqué les raisons des migrations (chômage, souhait d’une meilleure condition de vie), les pays d’origine des migrants (principalement Cambodge, Birmanie, Laos, Vietnam). La Thaïlande, à travers la projection diffusée par la télévision, apparaît comme un Eldorado. Comme partout, les migrants prennent le travail que les thaïlandais ne veulent pas faire (BTP, agriculture). L’intégration est difficile car les cours de thaï sont souvent très tard et ne permettent pas une participation massive vue la lourdeur d’une journée de travail.
Que pensent les autorités du travail de la Caritas (Secours Catholique) ? Elles sont assez réticentes, elles préféraient que les catholiques ne s’occupent que de la pauvreté des thaïlandais.
Nous avons terminé la journée par un temps d’adoration, confiant toutes ces réalités au Seigneur.

18 juillet : immersion, à la découverte de trois projets de solidarité envers les plus vulnérables : Quartiers pauvres de Klong Toey ; Projet Chitralada (King’s) ; Good Shepherd Projects – Dindaeng.

Quartiers pauvres de Klong Toey :

le premier groupe s’est rendu dans ce bidonville afin de découvrir les moyens mis en œuvre pour fournir une éducation aux enfants de la rue. Le centre d’accueil fournit également du lait aux mères porteuses du VIH afin de protéger les enfants.

Projet Chitralada (King’s) :

un deuxième groupe s’est rendu dans une exploitation agricole soutenue par le roi. Le but est de maintenir un forme d’artisanat, de produire des fruits et légumes de manière semi industriel, de mettre en œuvre un pôle de recherche en matière de développement durable et de transformation des produits (on peut faire du charbon de riz).
Une partie des matières premières vient du nord de la Thaïlande afin de soutenir les producteurs locaux.

Good Shepherd Projects – Dindaeng :

le troisième groupe a été accueilli dans la communauté des sœurs du Bon Pasteur d’Angers. Les neufs religieuses de la communauté participent et soutiennent la réinsertion de femmes et de jeunes filles ayant été exploitées dans le tourisme sexuel ou encore de mères célibataires. Elles ont mis en place une scolarisation pour les enfants de ces femmes, allant de la crèche à la grande section. De plus, plusieurs ateliers et formations sont proposés : coiffure, massage, couture, confection de poupées, broderie, cours du soir.

Ces trois projets nous renvoient aux réalités de nos propres pays.

L’après-midi, un grand contraste.

Nous avons visité le quartier économique de Bangkok à travers son plus grand centre commercial. Un défi nous est lancé : dîner pour 70 baths (1, 80€). Un sentiment de malaise nous gagne. Nous rentrons au centre Camillien, conscient des enjeux d’une présence auprès des plus vulnérables, autant en Thaïlande que dans nos pays.

Nous pouvons retenir trois mots : Education et développement, Contraste, Gratitude

Fr. Geoffrey Kamen Defebvre, aa

(Source : www.assomption.org)


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