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 ::14 :: Un amour éternel

CONSECRATION
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C’est une parole de Dieu même, et Dieu l’a adressée à chacun de nous. Il nous l’adresse encore aujourd’hui : Je “t’ai aimé d’un amour éternel, aussi je te garde ma bienveillance (Jr 31,3)”
Ce n’est pas seulement une parole pieuse et touchante. C’est une parole qui vient de l’Écriture et doit être l’objet de notre foi. ! Quelle grande chose, que d’être l’objet d’un acte éternel ! N’est-ce pas là une merveille, que Dieu daigne attirer à lui une pauvre petite créature, l’appeler à son service, par un choix éternel, une bonté toute gratuite et infinie ?


Si Dieu, de toute éternité, a pensé à nous, ne serait-il pas juste que toutes les années, les journées, les heures, les minutes de cette existence plus ou moins longue soient employées à répondre à cet amour, qui toujours pense à nous, nous choisit, nous regarde d’un regard toujours présent.. Est-il juste que nous n’y fassions pas attention ? et cependant n’est-ce pas là notre histoire [1] ?


Notre esprit faible et distrait ne se fixe pas facilement sur Dieu. A l’oraison déjà, nous y avons de la peine ; à combien plus forte raison le long du jour, pour correspondre à cet amour de Dieu toujours attentif. Mais si nous ne pouvons pas avoir toujours l’attention de l’esprit, nous pouvons avoir l’attention du coeur. Quand nous éprouvons de grandes peines, des préoccupations, des inquiétudes, ne nous suivent-elles pas partout ? Tout en nous occupant d’autre chose, notre chagrin reste présent dans notre coeur.


Mme de Sévigné écrivait à sa fille : "Ma fille, j’ai la toute -présence de votre amour." Nous devrions avoir au fond de notre coeur ce sentiment de la toute-présence de l’amour de Dieu. L’attention de l’esprit n’est pas toujours possible, par exemple pendant un travail intellectuel ; mais faisons en sorte que le coeur soit libre, qu’il porte toujours ce souvenir de Dieu, cet amour de Dieu, cette flèche dont il a blessé notre coeur, que nous avons un jour sentie quand nous avons reconnu qu’il nous appelait dans son amour éternel.


Que nulle occupation ne l’emporte sur cette pensée souveraine : "Je suis à Dieu ; je l’aime. L’amour de Dieu est tout pour moi ; c’est l’amour dans lequel je dois vivre, travailler, m’endormir, me réveiller. Le matin, je donne la main à Dieu pour le travail du jour, et le soir, c’est entre ses mains que je me remets tout entier ?"


On ne peut traverser la vie sans épreuves, mais quelles qu’elles soient, il faut, au fond de notre coeur, que l’amour de Dieu domine, que notre âme s’abandonne en toutes choses à la conduite de Dieu, qu’elle veuille, qu’elle préfère l’ordre de Dieu, non seulement parce qu’il a sur nous tous les droits, que sa sagesse nous gouverne, que sa puissance et sa justice réclament nos adorations. Il nous aime, nous avons une souveraine confiance en tout ce qu’il fait pour nous, nous nous abandonnons à sa conduite, même si nous n’en voyons pas la fin. : “Mes pensées ne sont pas vos pensées, mes chemins ne sont pas vos chemins. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres (Is.55,8-9)”. Ces voies où Dieu nous fait marcher, il faut les adorer avec un parfait abandon. Dieu nous aime : il nous a choisis, c’est par amour pour nous qu’il nous fait passer par ces routes que nous pouvons trouver inexplicables et douloureuses [2].


D’après plusieurs instructions de chapitre
de Sainte Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption


 


[1Chapitre du 1er février 1884

[2Chapitre du 1er février 1884



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