Vous êtes ici:

 ::13 :: Un ruban à la boutonnière

ADORATION

Que nous serions heureux si nous avions le cœur plein d’amour de Dieu et non pas de nous-mêmes ! Que nous serions heureux si nous étions toujours en paix, toujours simples avec le prochain ! Que nous serions aimables et aimés ! Car “le moi, dit Pascal, est toujours haïssable”. A mesure que nous nous effaçons, que nous nous ou-blions, nous trouvons plus de bonheur, nous sommes plus agréables, et aux autres et à Dieu. Alors une paix profonde et joyeuse s’établit en nous, même au milieu de toutes ces sollicitations qui nous déses-pèrent. Le moindre ruban, donné à l’un, refusé à l’autre, devient une source d’envie et de chagrin.. Cet amour-propre appelle à la vigi-lance, c’est l’obstacle majeur au bonheur parfait, à la joie parfaite, à la véritable union avec Dieu et avec le prochain. 1 02 74

L’esprit de l’Evangile demande le détachement de nous-mêmes, de notre amour propre, de notre volonté propre, de nos manières de voir, de nos jugements propres, et même de ce que nous croyons juste, pour tout revoir à la lumière de Dieu.. 14 06 74

Le dégagement joyeux est la disposition à s’élever au-dessus des peines et des difficultés, sans s’arrêter aux plaintes, sans y perdre son temps. Tout nous y appelle :
- Le mystère de l’Assomption., Marie monte au-dessus de la terre, et nous attire à monter avec elle à une vie surnaturelle, à placer dans le ciel nos pensées et nos affections.
- Puis cet appel à être adorateurs en esprit et en vérité, qui fait, qu’adorant tous les droits de Dieu, nous allons au-devant de toutes ses volontés avec une parfaite confiance en lui.

Pourquoi ne pas avoir ce dégagement joyeux ? Est-ce que tout ne nous y porte pas ? Puisque Dieu est Père, ayons confiance en lui, montons vers celui qui est la bonté infinie, et dont la miséricorde l’emporte sur la justice. Cette disposition va bien avec l’adoration qui accepte tout de la main de Dieu. Une acceptation qui n’est pas triste et désolée, mais joyeuse et confiante. Avant même de connaître la volonté de Dieu, l’âme se confie en lui. Quand elle la connaît, au lieu de s’en lamenter, elle la prend du meilleur côté, celui du ciel.

Le dégagement joyeux, laisse de côté, comme dit un Prophète, les chants de lamentations, mais cherche ce que Dieu veut que nous fassions, pour tirer de ce qui arrive le meilleur parti possible pour son service et pour sa gloire.

Une parole de la sainte Ecriture nous enseigne : “Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu (Rom.8,28)”. Voici la grande raison de ne pas se lamenter. Entendez-le bien, tout, sans exception : les fautes, quand on s’en repent, les difficultés, quand on les accepte, les peines, quand on y acquiert la patience, les ennemis, le démon, les épreuves, les tentations, la santé, les impuissances, les situations où l’on se trouve, la sécheresse dans la prière, les lumières quand on en a, -et il ne faut pas les rejeter- les consolations qui sont un don de Dieu, tout tourne au bien de ceux qui aiment Dieu.

De cette façon, vous comprenez, avec quel dégagement joyeux, quelle force, quelle confiance, quelle liberté d’esprit, quelle simplicité, avec quelle droiture, quelle absence de paroles inutiles on traverse tout. Devant quoi s’arrêter quand on aborde tout en disant : “C’est la volonté de Dieu, je l’accepte de tout mon cœur, je la veux, je l’adore... J’ai commis une faute ? Eh bien je lèverai les mains vers mon Père”

D’après un chapitre du 19 mai 1878
de Mère Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption

Dans la même rubrique


Ajouter un commentaire



Informations légales

Ce site est édité par "Religieuses de l’Assomption" :

Ecusson
  • Religieuses de l’Assomption - 17, rue de l’Assomption 75016 Paris - France
  • Tél +33 (0) 1 46 47 84 56
  • Fax + 33 (0) 1 46 47 21 13

S'inscrire à l'info-lettre