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10 mars 2007 : Homélie du Père Stéphan

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Que signifie “marcher ver la Canonisation” ? Préparer des voyages en train, en avion ? Retenir des hôtels, prévoir des salles de réunion à Rome ou à Paris ?
Vous désirez beaucoup plus. Il le faut.
En 1975, Paul VI nous disait : “Marie-Eugénie est notre contemporaine, par les problèmes qu’elle a vécus et les solutions qu’elle a tenté d’y apporter.” Il ajoutait : “Les saints et les saintes ne vieillissent pas, parce qu’ils sont près de Dieu.
Vous souvenez-vous aussi des paroles du Cardinal Marty dans l’église Sainte-Ignace : “Marie Eugénie Milleret ! aujourd’hui, en Église, nous te disons Bienheureuse ! Bienheureuse, car tu fus heureuse parmi nous de vivre les Béatitudes, parmi nous et chez nous, dans ce Paris du 19e siècle. Entre donc à jamais dans l’histoire sainte du peuple de Dieu.”

À partir du 3 juin, Marie Eugénie sera non seulement glorifiée, couronnée dans la gloire du Bernin. Mais surtout elle va recevoir une mission pour l’Église entière, dans tous les Continents. Elle aura le droit de proposer à tous son chemin de sainteté.
Benoît XVI, le grand théologien, qui cherche à définir la place de la femme dans l’Église, vient, il y a une semaine, de déclarer et préciser : “les femmes, contrairement aux hommes, n’ont pas abandonné Jésus lors de sa Passion.
Se souviendra-t-il de ce qui fut l’ambition de Marie Eugénie qui a osé ce rêve : “Je rêvais d’être un homme pour être comme eux profondément utile.”

Qu’attend le Seigneur de l’Assomption en cette année 2007 ?
- Marie-Eugénie va-t-elle, avec Isaïe, se préparer à chanter “Saint, Saint, Saint le Seigneur” ?
- Marie Eugénie, avec Élie et nous, au Mont Horeb va-t-elle attendre le passage du Seigneur ? Non pas dans le tonnerre, les éclairs, la tempête et le feu - mais dans la voix d’un fin silence. La voix du Seigneur Jésus Christ doux et humble.
- Marie-Eugénie, avec Moïse et nous, va-t-elle nous entraîner dans le désert pour contempler le Buisson ardent, tourner et danser autour devant le Dieu Amour qui disait à Moïse : “J’ai vu la misère de mon peuple. J’ai entendu son cri, je connais sa souffrance. Va maintenant. Je suis avec toi.

Marie-Eugénie au Buisson ardent ! Nous savons bien que Jésus Christ l’a conduite bien des fois auprès du Buisson ardent. Elle l’a confessé :
“J’ai senti au commencement du psaume (20) une présence de Jésus-Christ, près de moi, avec le calme d’une inexprimable puissance, offrant à son Père ces paroles de ma bouche, les offrant avec moi...
Je sentais qu’il avait droit de demander que nous fussions saintes.”

C’est sûr, l’Assomption a gardé, conservé, les traces de ces brûlures que Marie-Eugénie a reçues près du Buisson ardent, les brûlures de l’Amour.
En voici quelques unes à désirer, attendre, demander, accueillir. Les flammes assomptionnistes du Buisson ardent.

“Je regarde la terre comme un lieu de gloire pour Dieu. Je crois que nous sommes placées ici bas pour travailler à la venue du Règne du Père en nous et dans les autres.”

“Le Seigneur m’a dit ce qu’il voulait de moi. Il m’a dit : il faut que je te suffise.”

J’ai voulu me donner, non me prêter à Jésus-Christ.”

“Je savais bien qu’une fois décidée rien ne me coûterait pour tâcher d’imiter Jésus Christ en sa mission de sauveur.”

“L’amour ne dit jamais : c’est assez. Le Christ presse d’écouter tous les appels du monde et de trouver de nouvelles réponses,”

car

“C’est une folie de ne pas être ce que l’on est - dans la foi - avec le plus de plénitude possible.”

“À l’Assomption tout est de Jésus-Christ
à Jésus-Christ
tout doit être pour Jésus-Christ.”

Frères et sœurs
Que faisons-nous ici ce jour de fête ?

- Nous rendons grâces parce que l’Église a reconnu le chemin de sainteté de Marie-Eugénie et va la proclamer sainte.
- Nous nous engageons à contempler la grâce qu’elle a reçue d’être toute au Christ et d’être brûlée d’un ardent désir de l’aimer et de le faire aimer.
- Nous supplions le Seigneur de pouvoir vivre comme Marie Eugénie dans la sainteté de l’amour.
- Enfin, nous allons prier pour les sœurs de l’Assomption invitées à la même expérience spirituelle que leur Mère.

“Mon regard est tout en Jésus-Christ
et à l’extension de son Règne.”

Père Hervé Stéphan, AA
Auteuil, le 10 mars 2007

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