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 ::10 :: Nul ne peut venir à moi si mon père qui m’a envoyé ne l’attire

CONSECRATION
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Cette phrase citée par saint Jean fait écho une magnifique homélie de saint Augustin sur l’attraction de l’amour, qui augmente et perfectionne la liberté, bien loin de la détruire. Un autre passage de cette homélie explique comment c’est le Père qui attire au Fils, parce que c’est la révélation de la divinité dans le Christ qui nous attire à lui. Si nous l’adorons, si nous l’aimons, si nous lui donnons notre dévouement, c’est parce que nous voyons en lui toutes les perfections divines, et qu’elles nous attirent.


La foi est le fondement de l’amour. Notre vie est une vie de foi, une vie basée sur la foi. Il faut sans cesse la renouveler, l’agrandir, la fortifier. Nous n’aurons jamais assez de foi !


Les trois grands effets du Saint-Esprit sont la lumière, l’amour et la force. Nous avons besoin de lumière et nous avons besoin d’amour pour croire, selon cette parole de saint Paul : “Celui qui croit du fond de son coeur devient juste (Jn 6,44)”. Enfin nous avons besoin de force pour produire les oeuvres de la foi et de l’amour.


Toute la vie consacrée est vie de foi et d’amour. D’abord l’obéissance car c’est par la la foi que nous remettons notre liberté à des supérieurs, infirmes et imparfaits comme nous, qui sont cependant pour nous les représentants de l’autorité divine. Derrière eux, nous voyons Jésus Christ. C’est un acte de foi des plus difficiles. – Si, dans l’Eucharistie, nous ne voyons pas notre Seigneur, au moins nous ne voyons rien d’imparfait, tandis que dans nos supérieurs nous voyons des défauts. Par la foi, nous soumettons notre esprit, notre volonté, car nous voyons Jésus Christ et c’est à lui que nous obéissons.


De même la régularité est un acte de foi, et plus encore un acte d’amour et de force. Il faut de la force pour se remettre à chaque instant dans l’esprit de régularité comme serviteur de Jésus Christ, pour tenir les yeux sans cesse attachés sur ses mains divines, comme il est dit dans le psaume. et pour faire, à chaque instant, en tout, ce qui est réglé, parce que c’est la volonté de Dieu.


L’humilité, si nécessaire à la vie consacrée, est encore un acte de foi, d’amour et de force. Ce n’est pas facile de se mettre entièrement de côté, de ne plus tenir compte de soi, ni de son honneur, d’accepter d’être compté pour rien, de se mettre à la dernière place.


La nature y répugne. Il faut pour cela de la force. Il faut aimer assez Jésus-Christ pour ne pas s’aimer soi-même, comme dit saint Augustin en parlant des deux cités : la cité du bien où l’amour de Dieu est poussé jusqu’à l’oubli de soi, et la cité du mal où l’amour de soi est poussé jusqu’à l’oubli de Dieu.


Celui qui a fait lever le paralytique, en disant : “Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi (Mc. 11,9)”, c’est le Tout-puissant : il peut nous défendre contre nos ennemis et contre nous-mêmes. Il vient à nous dans l’Eucharistie avec la plénitude de sa force, de son amour et de sa miséricorde, toujours prêt à nous aider, à nous soutenir, à nous soulever, à nous sanctifier.


Disons avec l’Église : “Viens Esprit Saint. Donne-nous un esprit nouveau, une foi nouvelle, Esprit créateur et vivificateur.


Sainte Marie-Eugénie,
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption
D’après une instruction de chapitre du 18 juin 1886



Illustration Aaron Burden


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