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 ::09 :: Sans auréole et sans extases

TEMPS LITURGIQUES

Prenez un saint, celui que vous voudrez, vous verrez que c’est toujours quelqu’un de prêt à faire la volonté de Dieu et à l’accepter dans les grandes comme dans les petites choses, qui attend tout de Dieu.

Les anges ont les yeux fixés sur Dieu, prêts à partir au moindre signe de sa volonté. - Les patriarches, les apôtres, les martyrs... c’est toujours la volonté de Dieu qu’ils ont accomplie. - Enfin notre Seigneur, notre modèle à tous, qui nous a enseigné la vraie sainteté, nous dit dans l’Evangile : "Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé".

Donc un saint est toujours tourné vers Dieu, toujours à sa dispositions... Il aime Dieu plus que lui-même. Il est plus attaché aux desseins de Dieu, à ses volontés, à tout ce que Dieu permet ou ordonne, qu’à ce qu’il pourrait choisir lui-même.

Tous ceux qui se sont sanctifiés, l’ont fait par la conformité à la volonté de Dieu dans l’accomplissement des devoirs de leur état.

J’insiste là-dessus, parce que la sainteté revêt souvent à nos yeux des gloires dont Dieu l’honore quelquefois : les visions, les extases. C’est là une sorte d’auréole dont il a souvent plu à Dieu de glorifier ses serviteurs, mais ce n’est pas la sainteté en elle-même. Dieu n’a pas donné ces faveurs à tous les saints, à saint Vincent de Paul par exemple. On ne dit pas qu’il ait eu des visions. Une fois peut-être, en célébrant la messe pour sainte Jeanne de Chantal qui venait de mourir, il a vu deux globes de feu qui montaient au ciel en s’unissant, c’est la seule vision qu’on signale dans sa vie, et saint Vincent de Paul est pourtant un géant parmi les saints.

Mais faire toujours ce que Dieu veut, être toujours à la disposition de Dieu, ne pas avancer plus vite que la Providence, marcher en esprit de foi, jamais vous ne trouverez un saint chez qui ce ne soit fondamental.

J’en conclus qu’en priant les saints, nous devons leur demander de nous aider à être toujours attentifs à Dieu, pour obéir à toutes ses volontés dans l’accomplissement de notre devoir.

Nous, nous ne devons pas compter. Il ne s’agit pas de savoir ce que nous pensons ou voulons, mais ce que Dieu veut de nous. Chaque matin, nous nous mettons sous la main de Dieu, pour qu’il fasse de nous ce qu’il voudra tout le long du jour, et nous disons, au moindre signe de sa volonté : "Oui, mon Dieu, ce que vous voulez, comme vous le voulez, quand et par qui vous le voulez. N’importe le lieu et la façon, ce que je veux c’est qu’à votre exemple ma nourriture soit de faire la volonté de mon Père céleste."

Tâchons, comme les anges, d’avoir toujours les yeux tournés vers Dieu pour accomplir ses ordres. C’est une grande joie que de faire ce que Dieu veut. C’est une grande paix que d’être toujours conforme à Dieu, et c’est aussi une grande gloire. "Si je vais ici ou là, c’est parce que cela plaît à Dieu, qu’ai-je besoin d’autre chose ? Pourvu que je fasse ce qui plaît à Dieu, qu’importe le reste ?"

Ne confondons jamais ce qui est le moyen de la sainteté avec la sainteté elle-même. L’austérité ? c’est un moyen, ce n’est pas la fin. La prière ? c’est un moyen nécessaire, indispensable, qui doit être incessant, ce n’est pas encore la fin. L’accompagnement spirituel, les sacrements ? ce sont des moyens que l’Eglise nous donne, ce n’est pas la fin. La fin, c’est de s’unir à Dieu, à la volonté de Dieu, de l’accomplir à chaque instant.

Sainte Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption
D’après un chapitre du 31 octobre 1886

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