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ADORATION

Le premier droit de Dieu est d’être cru lorsqu’il parle, et le premier devoir de l’homme est de recevoir la parole de Dieu avec un profond respect et une grande foi. Si c’est là un devoir général pour tous les chrétiens, nous devons aller plus loin : nous devons répondre par l’adoration et l’amour à la parole par laquelle Dieu se fait connaître.

Aimer Dieu par-dessus tout et en tout, aimer l’Eglise, aimer les âmes, c’est reconnaître vraiment les droits de Dieu, dont nous devons être les adorateurs et les apôtres. Quand notre Seigneur parlait à la Samaritaine, il lui disait : “Le temps vient, et il est venu, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car ce sont de tels adorateurs que le Père cherche ( Jn 4,23)”.En disant cela c’est nous qu’il cherchait, nous dont l’amour doit aller, en tout, jusqu’à l’adoration, de telle sorte que toutes nos œuvres, toutes les actions intérieures et extérieures de notre vie puissent monter vers Dieu et que, par un sentiment d’adoration, de respect des droits de Dieu, nous nous oubliions nous-mêmes pour adorer, pour aimer, et donner toujours à Dieu la place qu’il doit avoir.

L’Assomption est un mystère d’adoration. En quittant la terre et en s’élevant au ciel, la sainte Vierge va rendre à Dieu un honneur souverain. Quel honneur en effet pour Dieu, le jour où Marie, en entrant au ciel, est venue lui rendre un culte qui est le sommet de l’adoration que puisse lui rendre une créature !

Ayons encore une autre ardeur, - car l’adoration est quelque chose d’ardent, c’est l’amour qui s’embrase vis-à-vis des choses de Dieu : désirons connaître le plus possible la vérité divine et non pas ces vérités qui forment l’objet de la curiosité des hommes.

Au saint Sacrement, Jésus Christ est là mystérieux, caché, plein de grâces, et modèle de toutes les vertus. Entourer Jésus Christ dans la sainte Eucharistie n’est qu’une conséquence du besoin que nous avons de le connaître, de le servir et de l’aimer parfaitement. Il nous pousse à développer en nous l’esprit d’adoration, d’amour et de jubilation. C’est d’un esprit de jubilation que l’Eglise veut entourer ce Sacrement par lequel Jésus Christ habite au milieu de nous et se donne à nous.

Sans doute, nous pouvons avoir des peines et des désolations. Elles viennent des limites de notre nature, mais n’empêchent pas une jubilation comme celle des anges entourant le saint Sacrement, qui est cette joie que notre Seigneur éprouve à se donner, toutes les fois qu’il trouve une âme prête à le recevoir. En sortant de nous-mêmes, nous pouvons donc entrer dans cette louange, dans cette action de grâces, parce que, par le saint Sacrement nous avons la possibilité de glorifier Dieu autant qu’il mérite de l’être. Par nous-mêmes, nous ne pouvons rien, nos ingratitudes et nos misères sont plutôt une offense et un déshonneur pour Dieu, mais par notre seigneur Jésus Christ, nous lui rendons un honneur tout à fait proportionné à ce qu’il est.

Rien ne peut être offert à Dieu de plus grand, de plus saint, de plus digne de lui que le saint Sacrement. Il n’y a pas de sacrifice par lequel nous soyons plus parfaitement sûr d’atteindre les fins que nous savons être les siennes : l’adoration, la propitiation, la supplication et l’action de grâces. De même, quand nous sommes au pied du saint Sacrement, nous pouvons, au nom de Jésus et par Jésus qui est là pour nous, prier Dieu avec sûreté, le glorifier avec confiance, le louer et le bénir comme il mérite de l’être. Aussi est-il bon de sortir des petites limites de nos préoccupations personnelles, pour nous remplir des pensées de l’Eglise et pour puiser dans la foi, l’amour des grandes choses.

De plus il est dit dans la sainte Ecriture que notre Seigneur nous a posés pour que “nous portions du fruit (Jn 15,16)”. Or, c’est surtout le saint Sacrement qui doit porter ces fruits en nous. Cherchons donc un peu quel est le fruit que notre Seigneur veut produire en nous. Ce sera sans doute d’abord plus de vie intérieure, plus d’attention à l’écouter.

D’après des chapitres du 24 février, 3 mars, du 5 mai, du 26 juin 1878
de Mère Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption

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