Vous êtes ici:

07 - Partage de la session sur l’accompagnement spirituel

58 - Fête de sainte Marie-Eugénie

Du 30 mars au 26 avril 2008 au centre Mater Christi de Bobo, s’est tenue une session d’accompagnement spirituel à laquelle j’ai eu la joie de participer et dont je vous partage l’expérience.

Nous étions 31 participants : 30 religieuses de divers instituts et un prêtre de Don Bosco.
La première rencontre de la session était consacrée à la connaissance de Mater Christi comme institution née de la volonté de plusieurs instituts soucieux de former des religieux et religieuses de qualité.

Au programme de cette session :
Comprendre le développement de la personne
Accompagnement comme relation d’aide
Accompagnement spirituel
Les difficultés - les blessures - les rêves.

La session fut un temps d’expérience personnelle et communautaire car nous étions partagés en fraternités. Et pour nous aider à entrer de plein pied dans cette expérience, le premier jour, les animateurs nous ont fait faire un jeu de rôle : Aveugle et guide.
A la fin de ce jeu de rôle, chacun était invité à répondre aux questions suivantes :
1. Qu’est-ce que cet exercice me dit de moi-même dans ma façon d’accompagner et dans ma façon de me laisser accom-pagner ?
2. Dans ma façon de guider l’autre ?
Toutes ces questions ont permis de conclure qu’il faut faire confiance en l’autre et être attentif à ses orientations car la confiance mutuelle est la base de tout accompagnement. Celui qui accompagne se sent responsable de l’autre.

Ensuite, nous avons regardé l’accompagnement comme une démarche qui implique. Accompagner, c’est marcher à côté de... Comme les disciples d’Emmaüs rejoints par Jésus sur la route.
Tout le monde ne peut pas être accompagnateur ou accompagnatrice, mais ce n’est pas une question de sainteté, c’est une mission reçue. Saint Jean Baptiste peut être patron des accompagnateurs car il indique le Christ. Dans l’accompagnement, ne pas se prendre pour Dieu. Comme Jean Baptiste, nous pouvons être déconcertés par la manière de faire du Seigneur.

Pendant plusieurs jours, nous avons réfléchi sur la personne, ses affects, ses besoins et ses désirs. L’affect, c’est le sentiment ressenti face à un événement ; la personne se manifeste à travers des comportements (gestes, paroles) souvent déclenchés en réaction à diverses situations. Une situation de danger peut stimuler la peur ou l’audace par exemple.
Quand au besoin, la personne éprouve le manque de réalités matérielles (comme la nourriture, la boisson) ou de réalités moins matérielles (comme les relations, la connaissance, la culture...). Les forces qui poussent à combler ce manque sont désignées comme des besoins.
Par contre, le désir révèle un manque particulier, car il oriente vers une réalité à un objet de consommation, il oriente vers un au-delà de la personne. Il y a bien une expérience de "manque", comme dans le besoin, mais c’est le manque d’un "être" qui ne peut être consommé. Le désir porte sur un "autre" (personne ou valeur).

Ces différents dynamismes fonctionnent habituellement comme un tout. L’affect qui "commande" souvent le comportement signale le besoin (en attente, comblé ou frustré) en lien avec le désir de valeurs réelles ou rêvées. C’est seulement après ces réflexions, que nous avons parlé de l’accompagnement spirituel comme étant essentiellement une relation d’aide. Nous l’avons vécu tout au long de la session pour nous rendre compte de tout ce que cela suppose comme sortie de soi et abandon entre les mains de Dieu.

La session s’est achevée par une journée de récollection et d’évaluation.

Sœur Marie Madeleine AGONOU, r.a.

Dans la même rubrique


Ajouter un commentaire



Informations légales

Ce site est édité par "Religieuses de l’Assomption" :

Ecusson
  • Religieuses de l’Assomption - 17, rue de l’Assomption 75016 Paris - France
  • Tél +33 (0) 1 46 47 84 56
  • Fax + 33 (0) 1 46 47 21 13

S'inscrire à l'info-lettre