07 - Célébration nationale de la canonisation au Togo

57 - Spécial canonisation - février 2008

Les Religieuses de l’Assomption célèbrent leur fondatrice

Tout le monde n’avait pas pu aller à Rome le 3 juin dernier pour la canonisation de sainte Marie-Eugénie. Les 9 et 10 novembre, les Religieuses de l’Assomption ont invité tous leurs amis à célébrer leur fondatrice à Sokodé.

Mère Marie-Eugénie de Jésus (1817-1898), fondatrice des Religieuses de l’Assomption, a été canonisée par le pape Benoît XVI le 3 juin dernier à Rome sous une pluie battante. Présentes au Togo depuis plus de 40 ans, les Religieuses de l’Assomption tenaient à partager leur joie et leur action de grâces avec tous leurs amis togolais. Et par la même occasion elles ont célébré en famille le jubilé d’or (50 ans de profession religieuse) de l’une de leurs sœurs, sœur Amalia, d’origine espagnole, et missionnaire en Afrique depuis des décennies. Sœur Céline, Togolaise, supérieure provinciale d’Afrique de l’Ouest, avait tenu à être présente.

- Un programme bien équilibré

Depuis quelque temps déjà, l’ITC-Assomption (Institut technique et commercial) était en effervescence. Les élèves (environ 500, dont 60% de musulmans) profitaient de leurs loisirs pour balayer le site, aménager les locaux, préparer la fête. Au cours d’une émission spéciale, la radio diocésaine avait rappelé aux auditeurs le charisme de la fondatrice et l’engagement de toute la congrégation dans les tâches éducatives. Convaincue avec sainte Marie-Eugénie que « chacun de nous a une mission sur la terre »... et que « Jésus-Christ apporte une libération qui transforme la société ».

Le programme, bien équilibré, proposait sur deux jours des moments de débats, de réjouissances, de prières et de célébrations. Tout a commencé le vendredi matin (9 novembre) dès 7h30 par des échanges passionnants entre élèves d’aujourd’hui et anciens élèves, sur le thème : « Après le bac, études et vie professionnelle ». Les uns ont pu interroger en toute liberté, les autres, étudiants à Lomé, à Kara ou déjà engagés dans la vie active, ont pu partager leur ex-périence. Les échanges ont permis de corriger les a priori et de dissiper certaines peurs et appréhensions. L’après-midi, c’est sur le terrain de foot que se sont affrontés les anciens et les modernes. Sous les applaudissements, les huées ou les encouragements de leurs camarades et des élèves du CEG Assomption et du lycée Sainte-Marie, venus en voisins.

A la nuit tombée, les religieuses et leurs amis se sont retrouvés dans la petite église de la nouvelle paroisse Notre-Dame de l’Assomption pour une veillée de prières et d’action de grâces en l’honneur de la sainte, et de sœur Amalia. Présidée par le P. Jean-Baptiste, elle a été animée par sœur Marie-Madeleine, les sœurs et les élèves. Mgr Ambroise Djoliba, évêque de Sokodé, avait tenu à honorer cette veillée de sa présence discrète et priante.

- Toute la jeunesse de Sokodé était là !

Mais c’est le samedi (10 novembre) que la fête a connu son apogée. Le matin, à la cathédrale Sainte-Thérèse, la messe solennelle était présidée par Mgr Djoliba, entouré d’un grand nombre de prêtres du diocèse et du pays. Les élèves, les parents, les enseignants, les amis, étaient venus nombreux et remplissaient l’église. Emues, les religieuses de l’Assomption, et tout particulièrement sœur Amalia, n’ont pas caché leur joie.

L’après-midi, rendez-vous avait été donné à l’ITC-Assomption. Dès 16 heures, des grappes d’enfants ont pris place sur des nattes face au podium. Les adultes se sont mêlés aux jeunes et se sont assis à l’ombre sur des bancs judicieusement préparés. Beaucoup avaient invité leurs camarades, chrétiens et musulmans, d’autres collèges et lycées de la ville. « Toute la jeunesse de Sokodé est là », se réjouissait une religieuse. Acteurs et comédiens, petits et grands, se sont alors succédé sur la scène, pour plusieurs heures de spectacle, de musique, de théâtre, de chansons et de danses. Assis au premier rang, Mgr Djoliba souriait, ap-plaudissait...

Une nouvelle fois, la personnalité de sainte Marie-Eugénie, chrétienne, fondatrice, éducatrice, a été brièvement évoquée par un diaporama. L’heure était venue de se disperser. Un dernier chant d’action de grâces s’est alors élevé dans la nuit.

Bernard Jouanno AA

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