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 ::06 :: Enfance et sagesse

INCARNATION

Le petit enfant de la crèche, c’est la divine Sagesse : la Sagesse infinie qui a tout créé, la Sagesse engendrée du Père. La Sagesse par essence, qui porte son jugement sur les choses humaines. La Sagesse qui gouverne toutes choses, atteignant d’une extrémité à l’autre “avec force et douceur” (Sg. 8,1) La Sagesse qui voit, comme dit saint Paul “tout à nu et à découvert (He. 4,13)” . Or, cette Sagesse venant en ce monde s’est choisi une vie, un état, une condition parmi nous, et c’est une voie d’obéissance, d’humilité et aussi de silence.12.12.73

Notre Seigneur, le Verbe de Dieu, envoyé sur la terre, s’astreint à garder le silence autant de mois que les enfants ordinaires restent sans parole. Pourtant il vient donner la vérité au monde, enseigner les hommes, et “apporter le feu sur la terre (Lc. 12,49)”, et que désirait-il sinon qu’il s’allume ? Pendant un certain temps, notre Seigneur ne dit mot, et, quand il parle, voyez avec quelle mesure. Jusqu’à sa douzième année, l’Evangile ne rapporte de lui qu’une seule parole, lorsqu’il est retrouvé dans le temple et qu’il répond à Marie et à Joseph : “Pourquoi me cherchiez vous ? Ne savez vous pas qu’il faut que je m’occupe des choses qui regardent le service de mon Père ? (Lc. 2,49)”

Dans sa vie publique que sa parole est douce, humble et charitable ! Comme elle est pleine du Royaume de Dieu ! Il parle à ses disciples, à sa mère, au peuple. Il parle sur la croix, et nous montre ainsi l’usage que nous devons faire de la parole.

La pauvreté, c’est encore un conseil de la divine Sagesse. Notre Seigneur l’a choisie pour lui. Il prend ce qui est nécessaire à la vie. Il ne donne pas l’exemple d’une extraordinaire austérité comme saint Jean-Baptiste, le modèle de ceux qui vivent dans les déserts, Carmé-lites, Trappistes, Chartreux.... Notre Seigneur, lui, s’est assis à la table des hommes. Il a bu et mangé avec eux, comme dit l’Evangile.

La vie du Seigneur a été d’un niveau moyen, mais avec quelle pauvreté, quelle simplicité ! Il n’a que le strict nécessaire. Pendant trente ans de sa vie cachée à Nazareth, entre Marie qui prend soin du ménage et saint Joseph, Jésus prend sa part du rude travail de chaque jour, sans perdre un instant, usant des créatures avec action de grâces, rapportant tout à Dieu son Père. Un conseil de la divine Sagesse qui tranche sur les idées du monde !

La sagesse est encore douceur. Qu’y a-t-il de plus doux, de plus suave qu’un petit enfant qui nous sourit, qui s’abandonne, qui se laisse porter en Egypte, rapporter quand on le veut ? Sa parole est douce jusque sur la croix ; mais elle est forte aussi puisqu’elle a transformé le monde et qu’elle est comme “un glaive à deux tranchants, qui pénètre l’âme (He.4,12)”. En suivant les conseils de la divine Sagesse, nous trouverons la paix que donnent l’humilité et la douceur, car notre Seigneur l’a dit : “Apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur. Vous trouverez le repos de vos âmes. Mon joug est doux, et mon fardeau est léger”(Mt. 11,29-30).Ch.7.09.74

Que Dieu soit donc notre nourriture ici-bas. Que la vie divine pénétrant dans notre âme fasse de nous des créatures nouvelles, de véritables enfants de Dieu. Nous sommes déjà les enfants de Dieu sur la terre. Nous sommes déjà les adoptés de Dieu, destinés à le voir et à le posséder pendant toute l’éternité, mais pour cela il faut nous rendre semblables à lui. Ch.4 10 74

D’après des chapitre de Mère Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption

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