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 ::05 :: La joie qui vient de la Croix

TEMPS LITURGIQUES


Notre Seigneur a renversé les rôles. Il a pris sur lui tout ce qu’on peut prendre d’humiliant, de pénible, de douloureux. Il veut que nous nous pénétrions de sentiments de justice, disant : "Voilà ce que je méritais, ce qui m’était dû. Vis-à-vis de moi tout cela n’aurait pas été une injustice, mais c’en était une pour le Fils de Dieu." Tout ce qui a pu vous faire peine, disparaît dans l’océan des souffrances et des humiliations de notre Seigneur Jésus Christ.


Notre Seigneur venant au monde nous a enseigné que c’est par la croix que l’on va au ciel. Il nous a tracé une voie nouvelle et nous a appris que, par l’humiliation, l’anéantissement, la souffrance, la mort à soi-même, la mort venue des autres, on va à la vie éternelle. Depuis la Passion, ce sont les voies vraies, véritables, lumineuses, que notre Seigneur est venu enseigner.


Si vous voulez que la lumière produise en vous tous ses fruits de bonté, de justice et de vérité, il faut tâcher qu’elle resplendisse en vous, et vous mette dans la disposition d’accepter tout ce qui est dans la passion de Jésus Christ, et tout y est !


Il n’y a pas d’accusations fausses, de trahison, de délaissement, de souffrances, d’angoisses du cœur qui ne se trouvent dans la Passion. Pas de sentiment pénible, douloureux, cruel, pas de séparation, de peine, que notre Seigneur n’ait soufferts dans sa Mère, dans ses Apôtres, en lui-même, dans le disciple qui l’a trahi et vendu, dans ceux qui l’ont jugé. La douleur se trouve dans la Passion d’une manière éminente, pour nous montrer la voie qui conduit au ciel.


Jésus Christ nous apportera souvent sa croix. Mais une croix aimée, révérée, une croix qui donne la paix, parce que tout ce qui est aimé, on le porte avec une grande douceur. Il y a des saints qui, au milieu des plus grandes angoisses, se sont proclamés les plus heureux des hommes, parce qu’ils étaient remplis de l’amour de Jésus Christ.


Une âme qui connaît profondément notre Seigneur, qui s’unit intimement à lui dans les voies de la Passion, trouve là une joie qui n’est pas la joie de la chair et du sang, mais la joie surnaturelle et divine, joie infiniment plus parfaite qu’on ne la peut trouver sur la terre dans tous les biens, les jouissances, les satisfactions dont on peut rêver avec toute son imagination et tout son enthousiasme.


Sainte Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption
Extraits d’un chapitre du 16 mars 1879

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