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 ::05 :: Je porte celui qui porte le monde

CONSECRATION
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Une âme consacrée contracte une grande obligation, quand elle se donne à Dieu. Ayant librement embrassé cet état de vie, elle doit sans cesse tendre à un plus grand amour, sans jamais s’arrêter par découragement, par la pensée qu’elle n’est “pas capable”, qu’elle n’est “pas digne” de Dieu. Il faut s’efforcer au contraire de rendre à Dieu, par le désir, par l’aspiration incessante vers le bien, ce que Dieu nous a donné par cet amour avec lequel il nous comble de ses
bienfaits.


Sans doute, on cherche l’amour, quand on vit dans l’obéissance, selon la Règle et avec le désir de l’observer tous les jours de mieux en mieux. Mais chacun de nous peut se rappeler avoir senti parfois des aspirations encore plus vives d’être uni à Dieu, de le servir très bien, de sanctifier toutes ses actions, de pratiquer telle ou telle vertu avec plus de perfection : une charité , une patience, une humilité plus généreuses.


Ce sont ces aspirations qu’il faut faire revivre au souffle de l’amour que Dieu nous montre. Il faut se dire : “Pourquoi ne voudrais-je pas être aussi saint que possible, pratiquer toutes les vertus qui se présentent à moi, et ainsi avancer toujours, m’exciter à donner à Dieu tout ce que peut lui donner une âme qui l’aime et passer par-dessus tous les obstacles ? Dieu est toujours prêt à me secourir. Celui qui vient à moi, qui habite au fond de mon âme, est bien assez fort pour me porter à travers les obstacles, à travers mes tentations, mes faiblesses et mes misères, puisqu’il peut tout ”.


Je vous ai cité quelquefois la parole d’un prêtre qui, poursuivi en 1793 par les émissaires de la Révolution, s’enfuyait, emportant le saint Sacrement. Arrivé sur les bords du Rhône, il hésita un instant, puis il se dit : “Celui que je porte porte le monde, il est bien assez fort pour me porter sur l’autre rive”, et s’étant jeté dans le fleuve, il se trouva tout à coup transporté de l’autre côté.


Eh bien, il y a de ces moments dans la vie spirituelle où il faut se dire : “Celui que je porte au-dedans de moi porte le monde, il peut bien me porter plus haut, à la sainteté qu’il me demande, à tel effort que je crois impossible ”. Alors l’âme s’encourage, espère, aime, donne tout ce qu’elle peut donner, trouve plus de joie dans le sacrifice, parce qu’elle conserve mieux en elle-même le souvenir du don sacré qu’elle a reçu à l’autel.


Cette pensée est la force qui nous fait tendre à la sainteté et expérimenter dès cette vie, ce que Dieu veut accomplir dans la gloire éternelle.


Sainte Marie-Eugénie,
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption
D’après une instruction de chapitre du 6 juin 1875



Illustration Ben White


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