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 ::05 :: Je dois être aux affaires de mon Père

MARIE

Marie porte Jésus lors de la Visitation, elle traverse les montagnes de la Judée avec beaucoup de peine dans l’état où elle était, malgré sa jeunesse, les dangers, les difficultés des voyages de ce temps-là.

Plus tard elle va bien plus loin. Elle traverse le désert, se rend en Égypte, portant l’enfant Jésus dans ses bras, sans ressources, sans savoir comment elle vivra. Au milieu d’un peuple idolâtre, elle rend à Dieu tous les hommages que ce peuple ne lui rend pas. Elle souffre dans le désert, mais avec Jésus, elle irait n’importe où. Il est vrai que saint Joseph est avec elle.

Marie sait que le divin Sauveur doit être pour elle la cause de douleurs plus cruelles. S’il est, un don, une joie, il est aussi un sacrifice, une hostie vivante que sans cesse la Vierge offre à Dieu pour le salut du monde

Quand notre Seigneur grandit, Marie vit avec lui à Nazareth où certainement, Jésus reçoit les honneurs les plus parfaits qu’il puisse recevoir sur la terre : il est entouré de Marie et de Joseph, et reçoit là plus d’amour, d’obéissance, de respect, d’adoration que dans tous les monastères même les plus fervents, plus qu’il n’en recevra des Apôtres, des plus grands saints et de l’Église tout entière.

Si vous arrivez à la vie publique de notre Seigneur, vous verrez que Marie souffre beaucoup, qu’elle endure privation et délaissement de la part de son divin Fils. Elle peut à peine l’approcher. Quand elle le voit, il est occupé du service de son Père comme il le lui avait dit à l’âge de douze an. (Lc 2,49)

Admirez le zèle de la très sainte Vierge, sa fidélité, son esprit apostolique. Marie coopère de cœur et de prière à l’enseignement de notre Seigneur pendant sa vie publique. Elle voit ce Fils bien-aimé s’éloigner d’elle pour aller au milieu des ennemis. Elle le voit injurié, blasphémé. Elle voit s’ourdir tous ces complots qui doivent aboutir aux scènes douloureuses du Calvaire. Que de prières ! Que de désirs elle offre à Dieu pour la conversion de ce monde, pour que la parole de Jésus porte des fruits ! Avec quel zèle elle tâche de répéter autour d’elle ses paroles divines.

Suivons Marie au calvaire, au sépulcre, à la résurrection, à l’Ascension. Cherchons à nous rendre compte des sentiments qu’elle ressent pour Jésus dans ses mystères. Prions-la de les former en nous. Qu’elle nous fasse comprendre ce que peut en nous un amour fidèle, zélé, généreux, plein de foi, d’attention pour la personne de Jésus Christ, pour son enseignement, sa parole, ses intérêts, sa gloire. Qu’elle nous fasse comprendre tout ce que Jésus trouvait d’amour, de consolations en elle, car notre Seigneur en a eu de très grandes dans le cœur de sa mère.

Il ne faut pas douter que, si le cœur très pur, très tendre de la très sainte Vierge a été une cause de douleur pour notre Seigneur sur le chemin du calvaire, parce qu’il sentait tout ce qu’il lui faisait souffrir. Marie, était le plus précieux fruit du sang de son fils et de sa mission sur la terre. Elle est la perfection qu’admirent les anges comme les hommes : sacrée mère des hommes à la croix, elle lui amène à sa suite une multitude d’enfants.

En Marie il y a la mère, il y a la femme que nous pouvons approcher, que nous pouvons imiter et dont nous pouvons plus facilement avoir les dispositions et les vertus puisqu’elle est de notre race.

Sainte Marie-Eugénie de Jésus
Méditation à partir du chapitre du 14 novembre 1875


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