04 - Témoignage de Mlle Eustache Araoyé Sally

57 - Spécial canonisation - février 2008

Ce fut au début du mois d’avril que Monsieur le directeur m’annonça que j’allais participer à la cérémonie de canonisation de Mère Marie-Eugénie le 3 juin 2007 à Rome. Imaginez un peu ce que j’ai ressenti ! Une joie immense et intense, un bonheur indéfinissable au seul fait de penser que l’un de mes plus beaux rêves allait se réaliser en tant que chrétienne catholique ! Je n’ai cessé de remercier Dieu tout au fond de moi. J’ai eu une rencontre avec le directeur qui m’a encouragée à partager mon enthousiasme avec mes amies. Au fond de moi, plusieurs questions m’assaillaient : qui était Marie-Eugénie ? Par qui la grâce de Dieu m’est-elle accordée ? Pourquoi était-elle ca-nonisée ? Que signifie le mot canonisation ?

En effet, la seule chose que je savais de Marie-Eugénie, c’est qu’elle fut la fondatrice de la congrégation des sœurs de l’Assomption. Mais ce détail seul ne me suffisait pas ; je voulais en savoir plus. Ainsi, au fur et à mesure que les jours passaient, j’obtenais beaucoup d’informations sur elle et des réponses adéquates à mes questions grâce à l’administration.

Le vendredi 1er juin, nous avons quitté Niamey et notre itinéraire était : Niamey-Casablanca-Rome. J’étais en compagnie de 4 autres personnes dont 2 sœurs, une animatrice et un catéchiste. Nous étions les représentants du Niger. Au cours de notre voyage nous rencontrâmes des représentants d’autres pays d’Afrique comme le Burkina, la Côte d’Ivoire, le Bénin etc... Après plusieurs jours de prière, je foulais enfin les pieds à Rome. Une bouffée d’air me remplit le cœur, et j’eus envie de crier de joie tellement la ville était éblouissante. Nous avons été repartis en 2 groupes. Mon groupe étant celui des jeunes, fut dirigé par 2 sœurs ; nous étions logés à l’hôtel.

Le lendemain, tôt le matin, nous entamions le programme de la journée avec une messe à Saint Jean de Latran, présidée par Monseigneur Duthel (postulateur de la cause de canonisation de Marie-Eugénie). L’Eglise était immense, belle et très lumineuse. Il y avait de très belles peintures qui ornaient chaque coin. A la sortie, notre groupe fut rallié à un autre groupe espagnol pour la visite des catacombes (cimetières souterrains des premiers chrétiens) très humides, étroits et mal éclairés. C’est vraiment spectaculaire et un peu effrayant. Ensuite, nous sommes allés à la découverte de la basilique Saint-Paul-Hors-les-Murs, un lieu très bien bâti où il règne un silence pesant et lourd. Et enfin les Trois Fontaines.

Vers la fin de la journée, il y eut une veillée en l’honneur de Marie- Eugénie dans une paroisse à deux (2) niveaux au centre de la ville. Le Dimanche 3 juin, jour tant attendu, celui de la canonisation. Nous nous réveillâmes plus tôt que d’habitude car la journée risquait d’être très longue. J’étais très émue à l’idée de me rendre au Vatican et de voir le Pape. Je n’aurais jamais imaginé auparavant que je verrai le Pape réellement mais avec l’aide de Dieu, tout peut arriver. Dès notre arrivée au Vatican, il a commencé à pleuvoir. Ainsi Dieu nous bénissait et c’était merveilleux. La basilique, quelle belle bâtisse, avec des édifices époustouflants de plusieurs mètres de hauteur et une immense tour où se trouvait un jet d’eau au centre. Il y avait des chaises partout et de nombreux gardes réfugiés sous des
parapluies ! Nous nous lançâmes à la re-cherche de places pour mieux voir le Pape car il y avait du monde et de toutes races. En effet, trois autres Prêtres ont été aussi canonisés. Avant l’ouverture de la messe, il y eut des lectures dans différentes langues. La pluie ne faisait que s’accentuer. La sortie du Pape fut un moment de grand enchantement pour tous. De nombreux appareils immor-talisaient cet événement. Il y avait écrans géants qui diffusaient la cérémonie. Après l’ouverture, la messe suivit son cours. Une partie de la vie de chacune des personnes canonisées nous fut relatée de même que leurs actions pour l’humanité. Vers la fin, tous furent proclamés Saints sous les cris joyeux et les applaudissements de l’Assemblée. Après, ce fut la bénédiction finale et l’envoi vers le monde extérieur.

Une soirée de la jeunesse était prévue pour célébrer Sainte Marie-Eugénie. Chaque pays devait y participer pour lui rendre grâce pour tout le bonheur, l’amour et la lumière qu’elle a apportés dans leur vie. Tout se déroula parfaitement. Ainsi notre mission cheminait vers la fin.

Eustache Araoyé Sally

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