Vous êtes ici:

 ::03 :: Souffrance et joie

SOUFFRANCE


Nous devrions avoir la joie au fond de l’âme, rien que par la ressemblance à notre Seigneur Jésus Christ. Pourtant beaucoup de personnes ne trouvent pas cette joie. Cela peut venir du caractère, des chagrins de famille ou autres, des choses pénibles à supporter. Il arrive aussi que, dans la prière, Dieu ne fait sentir aucune joie à l’âme. Enfin, certaines personnes, qui ont une plus grande connaissance de la grandeur et de la sainteté de Dieu, peuvent sentir douloureusement le poids du péché. Il n’est pas besoin pour cela que leurs péchés soient très grands. A d’autres, sans doute ils ne causeraient pas de tristesse, - ils sont trop distraits pour cela - mais pour ces âmes délicates, il en va autrement. [1]


Ce qui ôte le plus la joie, c’est de n’être pas assez généreux avec Dieu. Faire pour Dieu beaucoup de sacrifices, travailler à se vaincre dans ce qui a été la source de fautes dans le passé, faire des efforts pour ressembler davantage à notre Seigneur, pour prendre, dans l’esprit de l’Évangile, les peines, les douleurs, les sacrifices, les humiliations qui se présentent. De là naîtra la joie, dont parle saint Paul (Ph.4,9), cette joie qui surpasse tout sentiment, la joie du sacrifice, de la générosité, de l’amour, de l’union à notre Seigneur Jésus Christ.
Quand nous avons quelque chose à souffrir dans nos corps, songeons aux douleurs de notre Seigneur. Rendons-lui grâces de ce qu’il nous honore de sa ressemblance, en nous donnant quelque chose d’analogue à souffrir. [2]


Peut-être notre souffrance vient-elle d’une prière douloureuse ! - Quelle prière plus douloureuse que celle de l’agonie au jardin de Gethsémani ? Quelle prière plus douloureuse que celle de la Croix ? Mais aussi quelle prière plus efficace, plus sainte, plus puissante ?
Quand c’est du côté de l’esprit que nous avons quelque souffrance, regardons l’esprit de Jésus Christ si grand, si lumineux, si admirable, envahi par la tristesse et par la crainte, par l’angoisse et par la douleur, soit à Gethsémani, soit au Calvaire. [3]


Demandons à la sainte Vierge si généreuse, si grande dans le sacrifice, si unie à Dieu dans l’amour et l’adoration, de mettre cette touche au fond de nos âmes, afin que nous offrions toujours nos peines à Dieu, avec ce grand cœur, cette volonté pleine qui fait la paix de l’âme et aussi sa joie. [4]


Sainte Marie-Eugénie de JésusRetour ligne manuel
Fondatrice des Religieuses de l’AssomptionRetour ligne manuel
D’après plusieurs instructions de chapitre


[1Instruction de chapitre du 16 novembre 1885

[2Instruction de chapitre du 21 août 1885

[3Instruction de chapitre du 21 août 1885

[4Instruction de chapitre du 16 novembre 1885



Ajouter un commentaire



Dans la même rubrique

Informations légales

Ce site est édité par "Religieuses de l’Assomption" :

Ecusson
  • Religieuses de l’Assomption - 17, rue de l’Assomption 75016 Paris - France
  • Tél +33 (0) 1 46 47 84 56
  • Fax + 33 (0) 1 46 47 21 13

Derniers articles

S'inscrire à l'info-lettre