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 ::03 :: Marie, notre modèle

MARIE

Jetez les yeux sur la très sainte Vierge. Elle est bien celle qui a le plus aimé Dieu. Après la mort de notre Seigneur, elle ne demande pas à quitter la vie. Dieu la laisse ici-bas et, fidèle à la grâce dès le début de son existence, elle continue à l’être jusqu’au dernier moment de sa vie. En cela elle est notre modèle.

Je dis notre modèle d’une manière toute particulière, parce qu’enfin elle est de notre race. Certainement notre Seigneur est le premier type, le premier modèle qui nous est proposé, mais en lui, la personne n’est pas humaine, elle est divine, le je, le moi, est la deuxième personne de la sainte Trinité. La sainte Vierge, elle, est tout à fait semblable à nous. En elle la personne est humaine. Seulement elle a été conçue sans péché, dans une pureté sans ombre ni tache. Privilège qui a été celui de la nature humaine à l’origine : Adam et Ève ont été créés dans la justice originelle mais l’ont perdue par leur péché.

En la sainte Vierge il n’en est pas ainsi. Dieu l’a créée dans une pureté originelle, qui n’a connu aucune perversité, aucune disposition mauvaise, qui ne connaît pas plus, dans les choses spirituelles, la vanité, l’orgueil, l’avarice, le besoin de se satisfaire, qu’elle ne les connaît dans les choses temporelles et secondaires. C’est cette pureté admirable qui la fait à la fois et notre mère et notre modèle.

Par sa fidélité, par son amour, par son humilité, par sa générosité, par son attention à tous les desseins et à tous les conseils de Dieu, par sa prière, Marie a mené une vie qui suffirait à nous sanctifier, si, comme elle, nous priions, si, comme elle, nous nous tenions dans la pratique de l’humilité et de toutes les vertus si admirables de sa vie : la charité, la douceur, la patience, l’union à Dieu dans les souffrances. De notre vie si pécheresse, si mauvaise, si imparfaite dans son fond, nous ferions une vie pure et sans tache.

Quand un grand élan d’amour nous porte vers Dieu et que nous voulons nous donner à lui, demandons à notre Seigneur de nous accorder cette droiture, qu’il aime trouver dans nos rapports avec lui. Demandons à la très sainte Vierge, qu’à son exemple nous évitions ce qui est imparfait, et que nous cherchions Dieu en tout. Il n’en sera vraiment ainsi pour nous que dans la vie bienheureuse, quand les liens seront rompus, les voiles écartés. Ah ! alors nous verrons toutes choses en Dieu !

Ne croyez pas que je vous demande la perfection de la sainte Vierge. Nous sommes dans des conditions toutes différentes, nous avons beaucoup d’inclinations mauvaises que la Vierge n’avait pas. Nous en avons, les autres aussi, et il en sera ainsi tant que nous vivrons. 15 09 72

Un des moyens les plus puissants pour former en soi l’amour habituel, l’amour fervent, l’amour parfait, c’est de se donner à Marie pour entrer dans les dispositions qu’elle avait envers son divin Fils, d’offrir son cœur à la sainte Vierge, de le lui confier, pour que, par sa bonté très grande, par sa puissance immense, par le soin continuel qu’elle prend de nous, par son exemple, elle forme en nous les sentiments que nous devons avoir pour le Christ.

Quand vous serez dans la sécheresse, quand vous ne saurez comment faire des actes d’amour de Dieu, comment vous occuper de notre Seigneur, si vous entrez dans la merveille du saint amour qu’est la sainte Vierge, vous y trouverez toujours ce qui vous manque. Vous aurez la ferveur, le désir, l’appel, l’attente de la présence de notre Seigneur, dont Marie est le modèle.

Sainte Marie-Eugénie de Jésus
Méditation à partir des chapitres du 7 et 15 septembre 1872
25 octobre 1874, 21 novembre 1872, 14 novembre 1875


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