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 ::01 :: Trois voeux pour un avènement

TEMPS LITURGIQUES

Voici l’Avent, et l’Église nous appelle par sa liturgie à aspirer

  • à l’avènement de notre Seigneur au jour de Noël,
  • son avènement dans nos âmes d’une manière plénière ,
  • et à son avènement de la fin des temps, lorsqu’au dernier jour il ouvrira aux élus la porte du ciel.


Celui qui maintenant doit nous occuper davantage, c’est l’avènement au-dedans de nos âmes. Comment Jésus Christ sera-t-il parfaitement maître de nos cœurs ? C’est dans la proportion où nous nous viderons de ce qui est du monde et de nous-mêmes.


Par la pauvreté, qui nous délivre des biens matériels, nous laissons derrière nous toutes nos attaches pour aller à Jésus Christ, comme c’est par là que lui-même vient à nous. Regardons la sainte Vierge quitter, non les richesses, - elle n’en avait pas-, mais quitter sa maison où elle avait le pain assuré tous les jours, où elle avait de quoi coucher l’Enfant Jésus et des langes pour l’envelopper, et pour elle-même un abri. Elle quitte Nazareth pour aller de la pauvreté, à ce qu’il faut appeler la misère. N’est-ce pas la misère pour une jeune mère que de n’avoir pas même un lieu pour se retirer, d’être obligée de se réfugier dans la demeure des animaux pour y mettre au monde le Fils de Dieu ?


A la pauvreté doit se joindre l’austérité. Le temps de l’Avent est un temps de pénitence. Ce qu’il faut surtout, c’est d’être humblement disponible à l’appel de l’événement. C’est d’avoir la mortification de l’esprit, du cœur, de la volonté, et celle des sens, - qui ne peut manquer dans une vie de zèle et de dévouement, - d’accepter tout ce qui coûte, avec amour et avec joie, sans se plaindre et sans retomber sur soi-même.


J’ajoute qu’il faut avoir le dégagement, qui consiste à nous donner tort volontiers et à accepter ce qu’on dit de désavantageux sur nous. (Ce qui est plus difficile !) - Il est beaucoup plus aisé de parler soi-même de ses lacunes que de l’accepter des autres. - mais c’est un acte de pénitence et de réparation pour les fautes commises. C’est une grande vertu de s’humilier parfaitement, et particulièrement quand cela vient d’autrui.


Enfin, c’est l’obéissance. L’obéissance est le grand dépouillement de soi-même, par lequel on donne librement sa volonté. Quand on obéit simplement, on marche dans la voie qui conduit à Jésus Christ.


Voyez comme on est loin de l’esprit du monde, quand on fait cela ! Le monde n’estime que la richesse, les honneurs, l’indépendance, la satisfaction de ses goûts et de ses volontés. Mais il faut chercher le contraire, la pauvreté, l’humiliation, la pénitence et l’obéissance, pour trouver Jésus Christ.


Au beau jour de Noël, Jésus viendra comme petit enfant dans une extrême pauvreté, dans une vie où il n’y aucune recherche des aises, mais où tant de choses doivent le faire souffrir. Il viendra avec l’obéissance la plus parfaite. La sainte Vierge le pose, le prend, lui donne sa nourriture quand elle le juge à propos, et il accepte tout.


Il n’y a que l’amour qui puisse faire oublier tout ce qu’on laisse, et fasse qu’on ouvre son cœur, qu’on l’élargisse, pour recevoir Jésus Christ. Cet amour, cet ardent désir de notre Seigneur doit nous inspirer le besoin de lui dire tous les jours : "Venez, Seigneur Jésus dans mon cœur, et prenez-en une pleine et entière possession".


Sainte Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption
Méditation à partir d’un chapitre du 28 novembre 1886

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