Vous êtes ici:

 ::01 :: Trahi

SOUFFRANCE


Voyez notre Seigneur au moment où il est livré entre les mains de ses bourreaux, trahi par un de ses disciples, renié par un autre, abandonné de tous. Il ne voit que sa mère au pied de la croix, mais la douleur de Marie ajoute encore à ses douleurs. S’il regarde le ciel, il se voit chargé de notre iniquité à tous ! C’est ainsi qu’aux plus grandes souffrances physiques, notre Seigneur a joint les plus grandes souffrances du cœur et de l’âme. Toutes ces souffrances sont offertes pour nous. Il les embrasse toutes pour notre amour.


Que restait-il de son Église au pied de la croix, où il expirait, délaissé des siens, délaissé même de son Père ? Il voyait bien, comme Dieu, que son Église était fondée et qu’elle subsisterait jusqu’à la fin des siècles, en dépit des persécutions et de la rage de l’enfer. Mais comme homme, il souffrait d’une indicible souffrance, de la fuite des Apôtres et de l’abandon des siens. Seule Marie était là pour s’associer à sa douleur, avec saint Jean et quelques saintes femmes.


Quand donc nous endurons des angoisses, des souffrances, disons : "Mon Dieu, je vous rends grâces. Vous me permettez d’être en quelque chose à votre ressemblance. Vous l’imprimez en moi jusqu’au plus intime de mon être." [1]


Quand nous communions représentons-nous notre Seigneur couvert de plaies, couvert d’injures, dans l’état de “l’Ecce Homo”, quand, présenté aux hommes, les hommes n’ont pas voulu de lui et ont crié : “Crucifiez-le ! que son sang soit sur nous et sur nos enfants” (Mt.27, 23.25) ! ” C’est dans cette souffrance, ce dédain, cet abandon universel, que notre Seigneur vient à vous, et demande asile dans votre coeur ! [2]


Si nous avions été à ce moment de la Passion sur la place de Jérusalem, si on nous avait permis, d’offrir un asile à Notre Seigneur, n’aurions-nous pas été heureux de panser ses plaies, de lui prodiguer nos soins, de l’entourer de respect, d’adoration, d’amour ?


Eh bien, c’est notre cœur qu’il faut lui ouvrir ainsi, quand nous allons le recevoir dans la sainte communion.


Il vient à nous avec toutes ses plaies. Pour pouvoir les panser toutes, pour ôter les traces des épines, les douleurs de la flagellation, il faut qu’il ne trouve en nous rien qui lui soit épine ! Pour cela, que notre cœur se dépouille entièrement, qu’il se donne sans partage.


Si notre Seigneur vient en nous couronné d’épines, avec ses plaies, avec ses blessures, est-ce pour que nous n’en ayons jamais ? En ouvrant notre cœur à notre Seigneur, en voulant le recevoir et le consoler, est-ce à la condition de ne ressentir aucune de ses douleurs, de n’avoir jamais ni coups, ni blessures, ni délaissements ?


“Le disciple n’est pas au-dessus de son maître (Mt. 10,24)”, le serviteur doit accepter d’être traité comme son maître, accepter les mêmes conditions et toujours ouvrir son cœur à Jésus Christ couronné d’épines. La vie est remplie d’épines : tantôt petites, tantôt grandes. Il faut les accepter, si l’on veut consommer l’union qui ne se fait jamais mieux qu’à la croix.


Tous nous aurons à passer par la douleur. Pour pouvoir l’accepter, il faut s’être habitué à contempler Jésus Christ dans sa Passion, Jésus Christ crucifié. [3]


Sainte Marie-Eugénie de JésusRetour ligne manuel
Fondatrice des Religieuses de l’AssomptionRetour ligne manuel
D’après plusieurs instructions de chapitre


[1Instruction de chapitre du 21 août 1885

[2Instruction de chapitre du 25 septembre 1885

[3Instruction de chapitre du 25 septembre 1885



Ajouter un commentaire



Dans la même rubrique

Informations légales

Ce site est édité par "Religieuses de l’Assomption" :

Ecusson
  • Religieuses de l’Assomption - 17, rue de l’Assomption 75016 Paris - France
  • Tél +33 (0) 1 46 47 84 56
  • Fax + 33 (0) 1 46 47 21 13

S'inscrire à l'info-lettre