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01 - Le temps de l’Avent

Temps liturgiques : Avent
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Nous entrons dans le temps de l’Avent. C’est un des temps où, pour l’âme chrétienne, il y a beaucoup à gagner, à recevoir de Dieu, si nous réclamons sans cesse la grâce, qui doit compléter en nous celle de notre baptême. Deux choses peuvent nous occuper pendant l’Avent.

D’abord un sentiment profond de ce qu’est l’âme qui n’a pas Jésus-Christ. Quelle pauvreté, quelle misère, quelle impuissance ! Tout ce qui est en nous, nous le devons à notre Seigneur Jésus-Christ. La grâce est en lui, il nous l’a donnée, et sans cette grâce nous ne sommes rien.

Quelle devait être l’attente de l’ancien monde, de tous ceux qui, sous l’ancienne loi, attendaient et désiraient Jésus-Christ ! Aussi, comme les prophètes, les patriarches soupirent après la venue de ce Désiré des nations ! Il faut entrer dans leurs dispositions ! Comment ne pas désirer ardemment Jésus-Christ ? Nous sommes encore si pauvres de notre Seigneur. Nous avons reçu la grâce, mais notre Seigneur n’est pas encore en nous tout ce qu’il devrait y être. Il devrait animer toute notre vie : vivre dans notre extérieur par la modestie, vivre dans nos actions par la charité, persévérance, la sainteté ; vivre dans notre intérieur par la prière et la charité parfaite.

Certes nous n’en sommes pas là. Aussi pendant l’Avent, devrions-nous sans cesse représenter à Dieu nos misères, pour qu’il vienne les couvrir ; tout ce qui manque en nous, pour qu’il nous le donne, afin de nous mieux préparer à Noël.

L’amour est le second sentiment qui devrait nous animer à passer saintement ce temps de l’Avent. Nous sommes les créatures de Dieu. Jésus-Christ a commencé en nous son œuvre par l’amour. Il la complétera par l’amour. Ce n’est pas de son côté qu’il manquera rien, mais du nôtre, hélas ! Il faut donc l’attirer, le prier de mettre en nous l’abondance de ses grâces : les grâces de petitesse, d’humilité de sa vie cachée, de son adolescence, les grâces de sa vie enseignante, l’abandon et le sacrifice de sa vie crucifiée.

Dans la préparation de l’Avent, dans la nuit de Noël, il faut le prier de nous ôter à nous-mêmes et de se donner, lui, tout entier. Ce qui empêche Jésus-Christ d’entrer dans les âmes, c’est qu’elles ont encore une certaine possession d’elles-mêmes, une certaine plénitude d’elles-mêmes. Si le moi n’y était pas, notre Seigneur entrerait. Quelque chose de nous-mêmes empêche Jésus-Christ d’entrer.

Passons les jours qui nous séparent encore de Noël à nous ôter le plus possible de nous-mêmes, à aspirer vers Dieu, à appeler de tous nos désirs et de toutes nos forces cette vie nouvelle que notre Seigneur est venu apporter sur la terre, et dont il renouvelle les grâces au jour de ses anniversaires.

Pourquoi l’Église solennise-t-elle le temps de l’Avent et la fête de Noël comme elle le fait, si ce n’est pour nous engager à désirer, à appeler, à attirer en nous celui qui est le don suprême et qui, en venant sur la terre, veut surtout vivre en nous et faire de nous d’autres Jésus-Christ.

Sainte Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption
27 novembre 1885

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