Vous êtes ici:

 ::01 :: Avis aux chauffards et à quelques autres !

VARIATIONS

Que vous conduisiez votre voiture, votre vie de famille, votre classe ou votre vie spirituelle, vous avez besoin de prudence. C’est donc une vertu naturelle, très utile à tous, et qui est à la base des vertus surnaturelles de la vie chrétienne.

La prudence consiste d’abord à connaître les règles (code de la route, règlement de l’école, Règle de Vie, doctrine de l’Eglise, Evangile) et à s’y conformer. Cela vous évitera déjà bien des erreurs de conduite.

Une seconde forme de prudence : c’est de régler les divers mouvements de l’âme. Nous avons chacun une nature qui a des impulsions : goût de la vitesse, attrait pour le succès, dégoût de ce qui est monotone, répugnance à se plier aux habitudes des autres… Or quand nous avons une forte impulsion, la nature nous porte à agir suivant cette impulsion : la prudence au contraire nous arrête et nous fait dire : "Est-ce que ce mouvement est bon ? Est-ce une conduite de fils de Dieu ?" Ainsi on finit par agir avec beaucoup de prudence. “ Tout désir n’est pas de l’Esprit Saint, même quand il paraît bon et juste ”, dit l’auteur de l’Imitation.

 
Si habituellement vous régliez ainsi tous vos mouvements par la prudence, si vous vous rendiez aimable envers les personnes qui vous sont plus désagréables, (celle qui vous a fait une queue de poisson ou pris la place de parking !) si vous preniez l’habitude de vaincre les vivacités de la nature dans les ennuis et les petites contrariétés. Si, en un mot, vous vous portiez, comme notre Seigneur l’a recommandé à tant de saints, à faire facilement ce qui vous déplaît (patienter dans les bouchons) et à vous éloigner sans difficulté de ce qui vous plaît le plus (“ à moi la route ! ”), je crois que la raison et la prudence domineraient votre vie.
 
Personne ne peut dire : " moi, je n’ai pas besoin de cette prudence. J’ai une nature primesautière, et j’agis d’après ma nature." Ce n’est pas possible, parce que nous nous sommes engagés à cultiver notre nature par cette prudence qui est si forte dans l’ordre de la foi, qu’aucun baptisé ne peut s’en dispenser.
 
On n’y arrive pas tout de suite, il faut travailler constamment à l’acquérir ; et, quand on s’aperçoit qu’on est sous l’impulsion de la nature, il faut se dire : " Sois calme, recueilli, ne dis rien, ne fais rien jusqu’à ce que, cette impulsion passée, tu agisses sous le regard de Dieu seul, et que tu fasses cette action parce que Dieu la veut, et non pas parce qu’elle te plaît ou te déplaît, ou parce qu’une flamme vive monte et te pousse."
 
Il résulte de la prudence chrétienne, que les personnes en qui elle règne agissent sous le regard de Dieu, témoignent de notre Seigneur avec sa paix, sa douceur, son obéissance. Voilà ce qui édifie et qui fait du bien.
 
La troisième forme de prudence, est en général la mieux comprise et la mieux acceptée : c’est d’examiner la conséquence des actes que l’on pose. Qu’il s’agisse des accidents de la route, de la paix des familles, ou du témoignage.
 
Alors, rappelez-vous :
-1° connaître les règles et s’y conformer.
-2° se modérer, pour ne pas suivre les impulsions qui se présentent et ne pas se laisser emporter même par l’apparence du bien, mais agir dans la paix.
-3° enfin examiner les conséquences des actes que l’on pose.
 
Bonne route !
 
Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption
Interprétation d’une instruction de chapitre du 14 juillet 1878

Dans la même rubrique


Ajouter un commentaire



Informations légales

Ce site est édité par "Religieuses de l’Assomption" :

Ecusson
  • Religieuses de l’Assomption - 17, rue de l’Assomption 75016 Paris - France
  • Tél +33 (0) 1 46 47 84 56
  • Fax + 33 (0) 1 46 47 21 13

S'inscrire à l'info-lettre